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Embaucher un Roumain en France est une démarche accessible et avantageuse pour les entreprises françaises, à condition de bien maîtriser les règles applicables.
Le droit du travail roumain en France
Depuis l’intégration de la Roumanie dans l’ Union européenne, les ressortissants roumains accèdent au marché du travail français dans les mêmes conditions que les nationaux. En pratique, un Roumain en France peut accéder à un emploi sans restriction liée à sa nationalité, comme tout ressortissant d’un État membre. Pour embaucher un Roumain, il peut être utile de consulter le contexte du marché local via embaucher roumain.

La libre circulation depuis le 1er janvier 2014
Le cadre applicable repose sur la libre circulation des travailleurs dans l’ Union européenne. Depuis le 1er janvier 2014, les mesures transitoires ont pris fin pour les ressortissants roumains et bulgares. Un salarié roumain peut donc être embauché en France sans autorisation préfectorale préalable, au même titre qu’un salarié français.
- Accès direct à l’emploi : les ressortissants roumains peuvent être recrutés librement sur le marché français.
- Égalité de traitement : les règles de rémunération, d’accès au poste et de conditions de travail s’appliquent sans discrimination fondée sur la nationalité.
- Cadre européen : ce principe vaut pour tout travailleur issu d’un État membre de l’ Union européenne.
La fin d’un contrat de travail ne peut pas être justifiée par l’expiration du passeport d’un salarié roumain si celui-ci présente un autre document d’identité valide.
Quels documents vérifier pour embaucher
Sur la question de l’autorisation de travail en France pour un citoyen roumain, la règle est simple pour les citoyens de l’ Union européenne. Une carte d’identité roumaine ou un passeport roumain en cours de validité suffit pour justifier le droit au séjour et l’accès à l’ emploi en France. En principe, aucune autorisation de travail ni aucun titre de séjour ne sont exigés pour embaucher un Roumain relevant de ce régime.
Il existe toutefois un point de vigilance. Si la personne présente un titre de séjour français, ce document doit mentionner explicitement son droit à travailler. À défaut, elle entre alors dans un cadre propre au travailleur étranger soumis à une demande d’ autorisation de travail, à déposer via l’ANEF. Ces formalités administratives doivent être anticipées afin de sécuriser l’embauche. Pour compléter ce point, vous pouvez consulter embauche roumain.
Marché du travail roumain et intérêt pour les recruteurs
La Roumanie compte environ 19,1 millions d’habitants, dont 8,2 millions d’actifs. Son taux d’emploi atteint 63 %, pour un chômage autour de 4 %, soit un niveau inférieur à la moyenne européenne. Ce contexte alimente un vivier de compétences recherché dans plusieurs métiers en tension, notamment le bâtiment, la conduite de machines et certaines fonctions intermédiaires.
Pour une entreprise française, embaucher un Roumain peut répondre à un besoin opérationnel concret, qu’il s’agisse d’un recrutement durable ou d’un besoin ponctuel. Si vous envisagez d’ embaucher dans l’intérim, le lien suivant peut vous être utile : recruter intérimaires roumains.
Formalités administratives pour embaucher un salarié roumain
L’embauche d’un ressortissant roumain ne suppose pas, en principe, d’ autorisation de travail spécifique. En revanche, les formalités administratives de droit commun s’appliquent intégralement. Pour sécuriser l’ embauche d’un ressortissant roumain, l’employeur doit suivre chaque étape avec rigueur. Pour l’embauche d’un travailleur roumain, nous accompagnons les entreprises à chaque phase du processus.
La DPAE, le contrat de travail et le registre du personnel
Pour embaucher un salarié roumain, la procédure reste la même que pour les autres salariés recrutés en France. Avant la prise de poste, l’employeur doit effectuer la déclaration préalable à l’embauche auprès de l’URSSAF, établir un contrat de travail conforme au droit français et inscrire le collaborateur au registre unique du personnel dès son arrivée.
- DPAE obligatoire : la déclaration préalable à l’embauche, ou DPAE, doit être transmise à l’URSSAF au plus tard dans les huit jours qui précèdent le début du contrat de travail.
- Contrat rédigé en français : le contrat de travail doit préciser la durée, la rémunération, la qualification et la convention collective applicable. Tout document établi dans une autre langue doit être traduit en français.
- Inscription au registre du personnel : cette formalité est obligatoire dès le premier jour de présence, avec les informations essentielles sur la date d’entrée, le poste et la nature du contrat. Elle concerne tous les salariés étrangers comme les salariés français.
- Affiliation à la sécurité sociale : l’employeur doit engager les démarches d’immatriculation du salarié roumain au régime français de sécurité sociale auprès de la CPAM compétente.
Une visite d’information et de prévention doit également être organisée dans les trois mois suivant l’embauche.
La déclaration SIPSI et les règles propres au travailleur détaché
Le détachement d’un salarié étranger en France répond à des exigences précises. Lorsqu’il s’agit d’un travailleur détaché, une déclaration préalable SIPSI doit être déposée avant le début de la mission sur la plateforme dédiée de la DREETS. Elle doit mentionner l’entreprise d’origine, la durée de l’intervention et les conditions de travail prévues en France.
L’entreprise doit aussi désigner un représentant en France pendant toute la mission. Les pièces liées au détachement, notamment le formulaire A1, la déclaration SIPSI, le contrat de travail et les bulletins de salaire, doivent être conservées pendant cinq ans après la fin de l’intervention.
Les étapes clés pour embaucher des travailleurs temporaires roumains
Il faut déterminer le type de contrat, la durée de la mission, les compétences attendues et le secteur concerné. Cette phase oriente immédiatement les formalités administratives à prévoir, qu’il s’agisse d’une embauche classique ou d’un détachement.
Vient ensuite l’évaluation des profils. Tests techniques, entretiens ciblés et contrôle des références permettent de fiabiliser la sélection. Selon le contexte, il peut aussi être utile d’anticiper l’hébergement et l’intégration afin de favoriser une prise de poste rapide, stable et conforme aux règles françaises.
Avant le démarrage, tous les justificatifs doivent être vérifiés. Selon la situation, cela inclut le formulaire A1, la déclaration SIPSI, la DPAE et le contrat de travail signé. Ce contrôle final conditionne la conformité de l’embauche d’un salarié roumain, avec une gestion maîtrisée de la déclaration, de l’ autorisation de travail lorsqu’elle est requise, et du respect des conditions de travail.
Détachement et autorisation de travail en France
Le statut de travailleur détaché relève d’un cadre juridique distinct de l’ embauche de salariés roumains dans un schéma classique. Pour une entreprise qui souhaite sécuriser un emploi en France, elle doit maîtriser les règles applicables au séjour, à la sécurité sociale, à la durée de mission, au contrat de travail et aux cotisations sociales.

Le formulaire A1 et la durée du détachement
Dans le cadre de la procédure d’ autorisation de travail en France pour les ressortissants roumains, appliquée au détachement, le formulaire A1 reste le document de référence. Délivré par l’organisme roumain compétent, il prouve que le détaché roumain demeure affilié au régime roumain de sécurité sociale pendant sa mission en France. Ce document doit être obtenu avant l’arrivée du salarié roumain.
- Durée initiale : le détachement est autorisé pour 12 mois, avec une seule prolongation possible, dans la limite de 24 mois consécutifs sur le territoire français.
- Basculement automatique : au-delà de 24 mois, le salarié relève du régime français de sécurité sociale, avec des cotisations sociales portées à 51,7 % au lieu de 31,5 %.
- Avantage financier : les cotisations roumaines se situent en général entre 32 % et 35 %, ce qui conserve un avantage économique sur la période de détachement autorisée.
Mieux vaut anticiper. Le formulaire A1 doit être demandé suffisamment tôt, et une éventuelle prolongation préparée au moins deux mois avant son échéance afin d’éviter toute rupture de couverture ou requalification du statut de travailleur détaché.
Taxe OFII et vérification du titre de séjour
Pour les ressortissants roumains en détachement, la taxe OFII ne s’applique pas. Cette exonération allège le coût de l’ embauche de salariés roumains lorsqu’ils interviennent comme travailleur détaché plutôt que dans le cadre d’un recrutement direct.
En revanche, lorsqu’un salarié roumain n’est pas détaché et qu’une procédure d’ autorisation de travail est requise, la taxe OFII dépend du type de contrat de travail. L’employeur doit aussi contrôler l’authenticité du titre de séjour auprès de la préfecture au moins deux jours avant le début du contrat, par courriel ou lettre recommandée, puis conserver une preuve écrite de cette démarche. Lorsque le salarié roumain présente une carte de séjour, celle-ci doit autoriser explicitement l’activité salariée.
| Type de contrat | Montant taxe OFII | Condition |
| CDI ou contrat ≥ 12 mois | 55 % du salaire brut (plafond : 2 506,63 €) | Salarié non détaché |
| Contrat de 3 à 12 mois | Forfait 74 € | Salaire ≤ SMIC |
| Contrat de moins de 3 mois | Exonération totale | Tous salariés |
| Travailleur détaché roumain | Exonération totale | Statut de détachement valide |
La taxe OFII est due au dernier jour du mois de début d’activité. En cas de retard ou d’absence de paiement, l’employeur s’expose à une pénalité pouvant atteindre 8 000 €. Un récépissé de renouvellement sans autorisation de travail explicite ne suffit pas : dans ce cas, l’ embauche d’un ressortissant roumain serait irrégulière.
Démarches ANEF pour les salariés roumains sans titre autorisant le travail
Lorsqu’un titre de séjour ne mentionne pas clairement le droit de travailler, ou lorsqu’aucun document de séjour français valide n’est présenté, l’employeur doit déposer une demande d’ autorisation de travail sur la plateforme ANEF. Cette formalité doit être engagée au moins trois mois avant la date prévue de prise de poste.
Le dossier doit être complet dès le départ : pièce d’identité, diplômes traduits en français, CV et projet de contrat de travail. L’administration dispose ensuite de deux mois pour statuer. L’accord écrit doit être obtenu avant toute signature définitive.
Si le candidat ne réside pas en France, l’offre d’ emploi doit être publiée sur France Travail pendant au moins trois semaines avant le dépôt du dossier. Cette étape permet de justifier l’absence de candidature disponible sur le marché national et de sécuriser l’ embauche de salariés roumains.
Conditions d’emploi et avantages des travailleurs roumains
L’embauche de salariés roumains en France représente un avantage opérationnel réel, à condition de respecter strictement le droit du travail français. Le principe est simple : pour tout salarié roumain, l’égalité de traitement s’applique pleinement, de la rémunération aux droits sociaux, quelle que soit la forme du contrat de travail.
Salaire, temps de travail et congés du roumain en France
Un Roumain en France recruté dans le cadre d’un emploi salarié bénéficie des mêmes règles que les salariés français. Le SMIC reste le minimum absolu : 11,65 € brut de l’heure, soit 1 823 € brut par mois en 2026. Aucune dérogation n’est possible, ni selon la mission, ni selon la durée du contrat de travail.
- Durée légale du travail : 35 heures par semaine, avec majoration obligatoire des heures supplémentaires selon la législation française et la convention collective applicable.
- Temps de repos : au moins 11 heures de repos quotidien consécutives et 35 heures de repos hebdomadaire, dans les mêmes conditions que pour tout salarié relevant d’un État membre de l’Union européenne.
- Congés payés : 2,5 jours ouvrables par mois travaillé, soit 30 jours ouvrables par an.
Les conventions collectives s’appliquent aussi intégralement à l’embauche d’un salarié roumain. Elles peuvent prévoir des minima supérieurs au SMIC, des primes ou des avantages spécifiques, notamment dans le bâtiment, la logistique ou l’industrie. Avant d’embaucher, il faut vérifier les règles du secteur concerné.
Droits sociaux et sanctions en cas d’irrégularité
L’accès à l’emploi ouvre aux ressortissants roumains les mêmes droits sociaux que pour les autres salariés en France. Un travailleur roumain en France peut, par exemple, bénéficier des allocations chômage françaises s’il a travaillé au moins 6 mois, soit 130 jours ou 910 heures, au cours des 24 derniers mois.
- Embauche sans autorisation valide : l’employeur risque une amende de 15 000 € et jusqu’à 5 ans d’emprisonnement pour tout contrat de travail conclu sans document requis, notamment sans autorisation de travail lorsque celle-ci est nécessaire.
- Emploi sans titre de séjour valide : des sanctions pouvant atteindre 30 000 € sont prévues, avec 3 000 € supplémentaires en cas de fraude. L’infraction peut être assimilée à une aide au séjour irrégulier.
- Trafic organisé : l’exploitation de travailleurs roumains sans droit au séjour légal peut entraîner jusqu’à 500 000 € d’amende pour l’entreprise, ainsi que des fermetures d’établissement et des exclusions des marchés publics.
Le renouvellement du titre de séjour, de l’autorisation de travail, du formulaire A1 et de chaque document utile doit être anticipé au moins deux mois avant expiration. Cette vigilance sécurise l’embauche de salariés roumains, limite les risques juridiques et garantit la continuité de l’emploi.
Pourquoi faire appel à une agence pour l’emploi de Roumains
L’embauche de salariés roumains suppose une gestion rigoureuse des formalités administratives, de la conformité documentaire et de la paie. Pour l’embauche d’un salarié roumain, s’appuyer sur une agence spécialisée permet d’avancer plus vite et avec davantage de sécurité.
Un partenaire expert peut prendre en charge la sélection des profils, la vérification des pièces, la déclaration SIPSI, l’obtention du formulaire A1 et le suivi des cotisations sociales. Vous bénéficiez ainsi d’un cadre fiable pour gérer un travailleur roumain en France, avec un accompagnement complet pour recruter un salarié étranger en France.
Foire aux questions
Comment embaucher un salarié roumain légalement en France ?
Pour embaucher un salarié roumain et travailler en France dans un cadre conforme, le principe est simple : depuis le 1er janvier 2014, les ressortissants roumains relèvent de la libre circulation au sein de l’Union européenne. En tant que citoyens d’un État membre, ils n’ont plus à présenter d’autorisation de travail pour être embauchés en France, sous réserve de justifier de leur identité avec un passeport ou une carte d’identité en cours de validité.
En revanche, les formalités administratives de droit commun restent obligatoires. L’employeur doit effectuer la DPAE, c’est-à-dire la déclaration préalable à l’embauche auprès de l’URSSAF, établir un contrat de travail, inscrire le salarié au registre unique du personnel et accomplir chaque déclaration utile liée à la protection sociale. Si le salarié roumain n’est pas en détachement durable mais recruté directement, il relève du régime français de sécurité sociale.
L’ embauche d’un ressortissant roumain ne suppose donc pas de procédure préalable spécifique liée à sa nationalité, mais exige le respect complet des règles françaises d’emploi.
Quels sont les avantages de l’embauche d’un ressortissant roumain par rapport à d’autres travailleurs étrangers ?
L’intérêt principal tient au cadre juridique. Pour embaucher un salarié roumain, l’entreprise n’a pas à gérer les contraintes applicables aux ressortissants de pays tiers, notamment en matière d’autorisation de travail. Cela sécurise et accélère l’ embauche d’un ressortissant roumain.
Il existe aussi un intérêt économique dans certaines situations. Lorsqu’un travailleur détaché ou un détaché roumain intervient temporairement en France, il peut rester rattaché à son régime d’origine sous conditions, ce qui maintient les cotisations sociales roumaines à un niveau souvent compris entre 32 % et 35 %. Ce schéma peut être plus favorable que le coût français et s’accompagne, en pratique, d’une exonération de taxe OFII dans ce type de mission.
Enfin, de nombreux employeurs recherchent ce profil pour ses compétences opérationnelles, notamment dans le bâtiment, l’industrie et la logistique, ainsi que pour sa capacité d’adaptation aux besoins temporaires ou saisonniers.
Qu’est-ce que le détachement et quelles sont ses limites pour un salarié roumain en France ?
Le détachement concerne un salarié envoyé temporairement par son employeur établi en Roumanie pour exécuter une mission et travailler en France, tout en restant, pendant une période limitée, affilié au système de sécurité sociale roumain. Dans ce cas, le maintien au régime d’origine est justifié par le formulaire A1.
La durée maximale est de 12 mois, avec une prolongation possible une seule fois, dans la limite de 24 mois. Au-delà, le rattachement au régime français devient la règle et les cotisations sociales augmentent fortement, avec un passage de 31,5 % à 51,7 % selon les données indiquées.
Pour un salarié roumain envoyé en mission, l’employeur doit respecter dès le premier jour les conditions de travail applicables en France, notamment la rémunération minimale, et accomplir les démarches liées au détachement. La déclaration SIPSI fait partie de ces obligations. Ce statut de travailleur détaché ne doit donc pas être confondu avec une embauche locale classique sous contrat de travail français.

