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Recruter des ouvriers roumains suppose de bien identifier les compétences utiles à votre chantier ou à votre site, puis de choisir un cadre juridique adapté. Les métiers concernés, la vérification des candidats, les règles de l’embauche directe, de l’intérim et du détachement ainsi que le coût réel d’une mission en règle déterminent la réussite de ce recrutement.
Quels métiers et compétences pour les ouvriers roumains ?
Les besoins temporaires des entreprises françaises concernent notamment le bâtiment, l’industrie, la logistique et l’agriculture. Dans chacun de ces secteurs, les compétences à vérifier dépendent des tâches réellement confiées, et non d’un simple intitulé de poste.

Les métiers du bâtiment
Dans le secteur du BTP, les besoins portent sur le gros œuvre, le second œuvre et les corps d’état techniques. Les entreprises recherchent ainsi des maçons, des coffreurs, des ferrailleurs, des carreleurs, des plombiers, un électricien pour une phase précise ou un plaquiste roumain pour renforcer une équipe de finition.
Nous proposons des ouvriers de construction roumains pour le neuf, la rénovation et la réhabilitation, notamment des coffreurs bancheurs, des finisseurs et des aides-maçons. Leur savoir-faire porte sur la brique, la pierre, le parpaing et le béton, et notre service de recrutement de maçons détachés couvre chacune de ces spécialités.
Pour un maçon, l’évaluation porte sur la lecture de plans, l’implantation, les niveaux, le coffrage, le ferraillage et le bétonnage. Pour un plaquiste ou un électricien, elle s’adapte aux tâches que vous lui confierez réellement sur le chantier.
Les postes dans l’industrie, la logistique et l’agriculture
Dans l’industrie, les profils recherchés comprennent notamment les soudeurs, les chaudronniers, les opérateurs de machines et les techniciens de maintenance. Leur évaluation dépend du procédé, des équipements et des contrôles attendus. Nous recrutons aussi des manutentionnaires qualifiés venus de Roumanie pour l’industrie et la logistique, en vérifiant leurs compétences, leurs références et leur aptitude à suivre les procédures de sécurité.
En agriculture et dans l’agroalimentaire, les missions temporaires portent sur les récoltes, l’entretien des cultures, le travail en serre, le tri ou le conditionnement. Pour ces postes, il faut vérifier les gestes, l’hygiène et l’utilisation sûre des équipements.
La vérification des candidats avant la mission
Votre besoin doit préciser le métier, les tâches, le nombre de postes, la durée, les horaires, le lieu, les équipements et les contraintes de langue et de sécurité. Sur cette base, nous évaluons notamment les maçons par des tests pratiques, des entretiens en français et un contrôle des références, puis nous vous présentons les profils retenus : le choix final vous appartient.
L’expérience, le diplôme et l’habilitation requise restent des éléments distincts. Un certificat obtenu à l’étranger ne remplace pas automatiquement une habilitation nécessaire en France. Quant aux qualités professionnelles des ouvriers qualifiés, elles s’apprécient candidat par candidat, jamais d’après la nationalité.
Quel cadre choisir pour recruter des ouvriers roumains ?
La nationalité ne détermine pas à elle seule le cadre juridique de la mission. Avant d’embaucher des travailleurs roumains, vous devez identifier qui signe le contrat, rémunère les salariés et dirige leur travail, car ces réponses fixent vos obligations.

Embauche directe, intérim et prestation transfrontalière
Trois montages coexistent pour le recrutement de travailleurs roumains, et chacun répartit différemment les responsabilités. Un intérimaire roumain, par exemple, est salarié de l’entreprise de travail temporaire, qui le met à disposition de votre entreprise.
- Embauche directe : l’entreprise française signe le contrat de travail, verse le salaire et accomplit les formalités françaises d’embauche.
- Intérim : l’entreprise de travail temporaire est l’employeur et met le salarié à disposition de l’entreprise utilisatrice.
- Agence établie en Roumanie : elle doit en outre respecter les règles applicables à son activité transfrontalière.
- Prestation avec détachement : une entreprise roumaine détache ses salariés pour réaliser un lot de travaux défini, organisé sous sa responsabilité.
Une société qui fournit seulement des ouvriers dirigés quotidiennement par vous présente un risque de prêt illicite de main-d’œuvre. Dans ce cas, l’intitulé « sous-traitance » inscrit sur le contrat commercial ne suffit pas à écarter ce risque.
| Cadre | Employeur | Direction du travail |
| Embauche directe | Entreprise française | Entreprise française |
| Intérim | Entreprise de travail temporaire | Entreprise utilisatrice, selon la mise à disposition |
| Détachement pour un lot de travaux | Entreprise roumaine | Entreprise roumaine, sous sa responsabilité |
Droit au travail et embauche directe
La Roumanie est membre de l’Union européenne depuis le 1er janvier 2007. Un citoyen roumain peut donc, en règle générale, travailler directement en France sans autorisation de travail ni titre de séjour français. En revanche, un ressortissant d’un pays hors Union européenne employé par une entreprise roumaine ne bénéficie pas automatiquement de ces droits : sa situation s’examine séparément.
Pour l’embauche directe d’un ouvrier roumain en France, vous définissez le poste, la classification, la convention collective et la rémunération, et vous justifiez le recours éventuel à un CDD. Vous transmettez ensuite la DPAE, ou déclaration préalable à l’embauche, avant la prise de fonction et au plus tôt dans les 8 jours qui la précèdent, puis vous organisez le registre du personnel et la paie.
Le rôle de notre agence d’intérim
Pour chaque mission temporaire, notre agence d’intérim précise avec vous la spécialité recherchée, l’autonomie attendue, l’effectif, la date de démarrage et les besoins de transport et d’hébergement. Ces démarches de recrutement international aboutissent, pour des maçons, à une mise à disposition en 2 à 3 semaines en délai standard, et en 3 à 5 jours en cas d’urgence pour un candidat préqualifié.
Dans l’intérim transfrontalier, vous devez vérifier les contrats, la régularité de l’activité de travail temporaire, la garantie financière lorsqu’elle est exigée et la répartition des responsabilités. Lorsque vous accueillez des intérimaires roumains, votre entreprise conserve notamment ses obligations d’accueil et de sécurité.
Quelles règles encadrent le détachement en France ?
Le détachement permet à un employeur établi à l’étranger d’envoyer temporairement ses salariés en France. Il repose sur des conditions de fond, des déclarations, des documents précis et des durées qui ont chacune leurs propres effets.
Prestation réelle, déclaration et représentant
Le détachement suppose une véritable prestation transnationale et le maintien de la relation de travail avec l’employeur étranger. Une facture de sous-traitance ne prouve pas, à elle seule, la régularité de l’opération, comme le détaille notre guide du travail détaché roumain. Sauf régime dérogatoire, l’employeur étranger transmet la déclaration SIPSI avant le début de la prestation.
Cette déclaration doit correspondre aux salariés, au lieu, à la période, à l’activité et au donneur d’ordre réels, et toute modification se traite selon les règles applicables. Lorsque sa désignation est obligatoire, le représentant en France assure la liaison avec les agents de contrôle et communique les documents demandés. Pourtant, selon l’article L. 1262-2-1 du Code du travail, ces formalités ne présument pas, à elles seules, de la régularité du détachement.
Documents et sécurité sur le chantier
Le document portable A1 atteste de la législation de sécurité sociale applicable aux travailleurs détachés roumains. Il ne remplace ni la déclaration SIPSI ni une autorisation de travail, et ne prouve pas la conformité de toute la prestation. Les autres justificatifs dépendent de la mission : identité, relation de travail, rémunération, heures et prestation. L’employeur conserve les bulletins de paie et les documents contractuels pendant 5 ans, et la comptabilisation des horaires pendant 1 an.
Pour les travaux du BTP en France concernés, l’employeur demande la carte professionnelle, qui coûte 9,80 € par salarié selon Service Public Entreprendre. Avant toute tâche à risque, l’accueil sécurité, les équipements, les formations et les habilitations nécessaires doivent aussi être assurés.
Durée de mission et responsabilités
En droit du travail, des droits supplémentaires s’appliquent après 12 mois de détachement, seuil pouvant être porté à 18 mois sous conditions par la directive européenne de 2018 sur le détachement. Ces durées diffèrent des 24 mois de référence du régime européen habituel de sécurité sociale indiqués par le CLEISS. Dès le premier jour, le salarié bénéficie des règles françaises obligatoires de rémunération, de temps de travail, de repos et de sécurité.
Nous prenons en charge les formalités de détachement, dont SIPSI, le formulaire A1 et la désignation d’un représentant lorsqu’elle est requise. En tant que donneur d’ordre français, vous conservez néanmoins vos propres obligations de vérification et de vigilance.
Combien coûte un ouvrier roumain en règle ?
Le coût d’un travailleur détaché ou intérimaire réunit une rémunération soumise aux minima français, des cotisations, des frais de mission et nos frais d’agence. Aucun de ces postes ne baisse du seul fait de la nationalité.

Rémunération obligatoire
Le salaire des ouvriers roumains, en embauche directe comme en détachement, respecte au minimum le SMIC français ou le minimum conventionnel s’il est plus élevé. Ce minimum dépend du poste, de sa classification et des heures effectuées.
- SMIC au 1er juin 2026 : 12,31 € brut par heure, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures hebdomadaires, selon le ministère du Travail.
- Maçon qualifié : entre 13,50 € et 15,50 € brut par heure selon nos indications.
- Plaquiste spécialisé : entre 14,00 € et 16,50 € brut par heure selon nos indications.
Pour les travailleurs détachés, les frais de voyage, de repas et d’hébergement s’examinent séparément de la rémunération.
Budget complet d’une mission
Nos tarifs indicatifs pour un intérimaire roumain en 2026 vont généralement de 16 € à 28 € par heure, selon la qualification et l’expérience. Pour un ouvrier standard, notre grille de coût de l’intérim roumain indique 16 € à 18 € par heure, frais d’agence compris.
Le coût complet varie avec la durée, le métier, le nombre d’ouvriers, le transport, l’hébergement, les équipements et les formations éventuelles. Nous établissons donc un devis après analyse de ces besoins.
Le régime de cotisations dépend quant à lui de la situation réelle et des règles de coordination européennes. Nous indiquons un taux de 37,25 % du salaire brut en Roumanie dans les conditions normales de travail. L’implantation roumaine de l’employeur ne suffit pas pour autant à établir que ce régime s’applique à chaque mission.
Coût d’un montage irrégulier
Selon l’article L. 1264-3 du Code du travail, certains manquements au détachement exposent à une amende administrative pouvant atteindre 4 000 € par salarié, ou 8 000 € en cas de réitération dans les 2 ans. Le plafond total est de 500 000 €. Le prêt illicite de main-d’œuvre et le marchandage sont chacun passibles de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende, selon les articles L. 8243-1 et L. 8234-1. Les peines aggravées atteignent 5 ans et 75 000 €, ou 10 ans et 100 000 € en bande organisée. Le travail dissimulé visé à l’article L. 8224-1 est passible de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. Selon les faits, des rappels de salaire ou de cotisations et une interruption de chantier peuvent s’y ajouter.
Foire aux questions
Un ouvrier roumain a-t-il besoin d’une autorisation de travail ou d’un titre de séjour pour travailler en France ?
Non, en règle générale. La Roumanie est membre de l’Union européenne depuis le 1er janvier 2007, et un citoyen roumain travaille en France sans visa, autorisation de travail ni titre de séjour, muni d’une pièce d’identité valide. Cette règle ne se limite pas aux missions de moins de trois mois.
Faut-il payer la taxe OFII pour employer un ouvrier roumain ?
Non. En tant que ressortissants de l’Union européenne, les travailleurs roumains sont exonérés de la taxe OFII.
La déclaration SIPSI doit-elle être faite trois semaines avant le détachement ?
Non. Le délai légal est simplement « avant le début de la prestation ». Les trois semaines évoquées par certaines offres commerciales ne figurent pas comme un délai légal dans les sources institutionnelles.
Un ouvrier peut-il accéder au chantier en attendant sa carte BTP définitive ?
Oui, une attestation provisoire de carte BTP peut être délivrée dans l’attente de la carte définitive.
Une visite médicale est-elle obligatoire avant le premier jour de travail ?
Pas systématiquement. La visite d’information et de prévention ou l’examen médical requis dépend du poste et du statut du salarié.

