Sommaire
Maîtriser le droit du travail en Roumanie est indispensable à tout professionnel qui souhaite recruter, s’installer ou exercer dans ce pays en 2026. En 2026, le salaire minimum brut s’établit à 4 050 lei par mois et la durée légale hebdomadaire reste fixée à 40 heures.
Les contrats et le droit du travail roumain
Le cadre contractuel roumain impose des obligations formelles strictes à chaque employeur, avant même le premier jour de travail du salarié. Pour approfondir ces règles, consultez le guide du droit du travail roumain, qui détaille les dispositions applicables en 2026.

Les mentions obligatoires du contrat
En Roumanie, tout contrat individuel de travail doit être rédigé en langue roumaine et signé par écrit avant le début de l’activité. Le travail temporaire, encadré par le code du travail roumain, ne déroge à aucune de ces obligations.
Les annexes doivent également être remises dès la signature : fiche de poste détaillée, critères d’évaluation des performances professionnelles, règlement intérieur et informations relatives à la sécurité au travail.
- Intitulé et code de poste : le contrat doit préciser l’intitulé exact du poste ainsi que le code professionnel COR correspondant à la classification nationale roumaine.
- Date de début et durée : la date de prise de fonction et la durée du contrat, déterminée ou indéterminée, doivent figurer explicitement dans le document.
- Rémunération et horaires : le salaire brut, la fréquence de paiement, les heures de travail quotidiennes et hebdomadaires ainsi que le lieu de travail sont obligatoires.
- Droit aux congés : le contrat doit préciser les congés annuels payés auxquels le salarié peut prétendre conformément à la législation en vigueur.
Depuis le 1er janvier 2011, les livrets de travail ont été supprimés en Roumanie. À la fin du contrat, l’employeur doit remettre au salarié une attestation d’ancienneté, sans validation préalable de l’Inspection du travail. Ce document permet de justifier l’expérience professionnelle du salarié auprès de ses futurs employeurs.
CDI, CDD et missions temporaires
Le droit roumain distingue le contrat à durée indéterminée, qui constitue la norme, et le contrat à durée déterminée, soumis à des conditions strictes de justification et de renouvellement. La durée maximale d’un contrat de travail temporaire à durée déterminée est limitée à 36 mois, avec un maximum de trois renouvellements consécutifs. Au-delà, le contrat se transforme automatiquement en CDI. Pour connaître les règles applicables au droit du travail détaché roumain, notre guide dédié détaille les conditions applicables aux salariés envoyés en mission à l’étranger.
Chaque contrat à durée déterminée doit comporter une justification écrite, par exemple un projet spécifique, une activité saisonnière ou le remplacement d’un salarié en congé de maternité. En Roumanie, la signature d’un contrat de travail est autorisée à partir de 16 ans, ce qui permet aux jeunes travailleurs d’entrer dans la vie active sous certaines conditions encadrées par la loi. Des clauses de non-concurrence peuvent s’appliquer pendant deux ans au maximum après la fin du contrat, à condition qu’une rémunération spécifique soit versée au salarié concerné.
L’enregistrement dans REVISAL
Le Registre Général des salariés, appelé REVISAL, constitue l’outil de référence de tout employeur établi en Roumanie. Cette obligation légale, dont le respect est contrôlé par l’Inspection du travail, peut donner lieu à des sanctions administratives en cas de manquement. Les employeurs doivent utiliser la version en vigueur de l’application REVISAL.
REVISAL permet de déclarer et de suivre les données relatives aux contrats de travail, notamment les modifications contractuelles, les suspensions, les ruptures et les informations sur la rémunération. Pour compléter vos déclarations, consultez également les données actualisées sur le salaire minimum en Roumanie en 2026, notamment le montant brut de 4 050 lei par mois.
Durée du travail et heures supplémentaires
En Roumanie, l’organisation du temps de travail obéit à des règles précises que tout employeur doit respecter, qu’il s’agisse d’une entreprise locale ou d’une société étrangère employant des salariés sur le territoire roumain. Le cadre applicable définit la durée normale, les plafonds légaux et la compensation des heures supplémentaires réalisées au-delà de la durée hebdomadaire habituelle.
La durée légale hebdomadaire
La durée légale du temps de travail en Roumanie est fixée à 40 heures par semaine, réparties en principe sur cinq jours ouvrables.
- Durée journalière : la durée normale de travail est de 8 heures par jour dans la grande majorité des secteurs d’activité en Roumanie.
- Durée hebdomadaire : la semaine légale compte 40 heures, réparties en principe sur cinq jours ouvrables consécutifs.
- Plafond absolu : la durée maximale légale, heures supplémentaires incluses, est de 48 heures par semaine, calculée en moyenne sur une période de référence de quatre mois.
Le droit roumain autorise une certaine souplesse dans les secteurs concernés. Un dépassement ponctuel est toléré, à condition que cette moyenne soit respectée sur la période de référence. Cette possibilité permet de faire face aux pics d’activité saisonniers ou conjoncturels sans enfreindre la loi.
Limites et compensation des heures
Les heures supplémentaires sont strictement encadrées. Les heures supplémentaires sont encadrées par deux plafonds distincts, l’un quotidien et l’autre mensuel. Cette règle s’applique uniformément, quel que soit le secteur d’activité. Tout dépassement expose l’employeur à des sanctions légales.
- Majoration financière : en l’absence d’accord de récupération, les heures supplémentaires sont rémunérées à 175 % du taux horaire normal, soit une majoration de 75 %.
- Repos compensateur : les parties peuvent convenir par écrit de remplacer cette majoration par un repos compensateur équivalent, accordé dans les 90 jours civils suivant les heures effectuées.
- Plafond journalier : Ce plafond ne peut être dépassé même en cas d’accord entre les parties.
- Plafond mensuel : les heures supplémentaires ne peuvent dépasser 48 heures sur un mois civil, quel que soit le secteur concerné.
Les conventions collectives sectorielles peuvent prévoir une majoration supérieure au minimum légal de 75 %, avec jusqu’à 50 % de majoration supplémentaire selon les accords de branche applicables. Avant de fixer les conditions de rémunération dans les contrats, l’employeur doit vérifier les dispositions conventionnelles liées à son activité.
Dans les secteurs flexibles, notamment l’informatique et les services, les salariés bénéficient souvent d’une organisation adaptée aux exigences de leur activité professionnelle. Ces aménagements doivent toutefois respecter le cadre légal roumain relatif à la durée maximale, au repos quotidien et à la sécurité au travail. Le non-respect de ces obligations expose l’employeur à des sanctions et à la remise en cause des conventions conclues.
Salaire minimum en Roumanie en 2026
Le salaire minimum en Roumanie progresse nettement en 2026, avec deux niveaux applicables au cours de l’année et des conséquences directes pour plus de 1,7 million de salariés. Ces montants brut, net et horaire, ainsi que le coût réel pour l’employeur, constituent des données essentielles pour toute embauche ou opération de détachement impliquant la Roumanie.

Montants brut, net et horaire
De janvier à juin 2026, le salaire minimum brut national s’établit à 4 050 RON par mois, conformément à la décision gouvernementale n° 1506/2024. À partir du 1er juillet 2026, il atteint 4 325 RON brut mensuels, soit une hausse de 275 RON, équivalant à 6,8 %. Cette hausse ne nécessite aucune démarche particulière de la part de l’employeur.
- Salaire minimum brut (jan. 2026) : 4 050 RON par mois, soit environ 810 à 820 euros, pour tout salarié relevant du minimum national.
- Salaire minimum brut (juil. 2026) : 4 325 RON par mois, soit environ 850 euros, après la revalorisation de 6,8 % au 1er juillet 2026.
- Taux horaire brut : 24,50 RON en janvier 2026, puis 25,949 RON à partir de juillet 2026, sur la base de 166,67 heures mensuelles.
- Salaire minimum net : entre 2 513 et 2 574 RON en janvier 2026, soit environ 500 à 508 euros, puis environ 2 670 RON, près de 528 euros, à partir de juillet 2026.
La revalorisation du 1er juillet 2026 concerne directement plus de 1,7 million de salariés en Roumanie. Toutefois, avec une inflation estimée à 9,9 % en mars 2026, le pouvoir d’achat reste sous pression pour les salariés rémunérés au minimum.
| Période | Salaire brut mensuel | Salaire net mensuel | Taux horaire brut |
| Janvier 2026 | 4 050 RON (~815 €) | 2 513–2 574 RON (~500–508 €) | 24,50 RON |
| Juillet 2026 | 4 325 RON (~850 €) | ~2 670 RON (~528 €) | 25,949 RON |
Cotisations et coût employeur
Les cotisations salariales obligatoires représentent 35 % du salaire brut. Les assurances sociales, qui couvrent notamment la retraite, l’invalidité et la réversion, reçoivent 25 %, tandis que 10 % sont consacrés à l’assurance maladie et maternité. Prélevées sur le bulletin de salaire du salarié, ces cotisations sont reversées aux organismes compétents par l’employeur, qui en assure la gestion administrative.
Pour le niveau général du salaire minimum, le coût employeur est estimé à environ 4 141 RON en janvier 2026. Les charges patronales représentent 2,25 % du salaire brut. Une déduction forfaitaire de 800 RON réduit la fiscalité applicable aux bas salaires et, par conséquent, l’impôt sur le revenu de 10 % dû par les salariés concernés.
La rémunération peut également inclure des avantages complémentaires : chèques-repas, prise en charge des transports, assurance santé privée et primes sectorielles.
Minima selon les secteurs
Dans la construction, le salaire minimum brut mensuel atteint 4 582 RON en 2026, soit environ 930 euros et 13,1 % de plus que le seuil national général. Dans le secteur bancaire, le plancher se situe autour de 4 500 RON, soit près de 900 euros. En mars 2025, le salaire moyen brut national atteignait 9 495 RON, environ 1 899 euros, tandis que l’informatique affichait les meilleures rémunérations, avec environ 2 739 euros brut par mois.
Emploi, période d’essai, préavis et congés
Au-delà du contrat et de la rémunération, le droit du travail roumain encadre l’accès à l’emploi, la rupture de la relation professionnelle et les congés.

Aptitude médicale et période d’essai
Toute embauche en Roumanie suppose la présentation, avant le début du contrat, d’un certificat médical d’aptitude au poste. Ce document doit être délivré par un professionnel habilité. L’obligation vaut pour tout salarié, y compris lorsqu’il est étranger, et engage la responsabilité de l’employeur. Son absence peut entraîner la nullité du contrat ainsi que des sanctions administratives.
La période d’essai dépend de la nature et de la durée du contrat. Pour un CDI, elle peut atteindre 90 jours calendaires pour les fonctions d’exécution et 120 jours calendaires pour les fonctions d’encadrement. Pour un CDD, elle est fixée à 5 jours ouvrés lorsque le contrat dure moins de 3 mois, à 15 jours ouvrés pour une durée de 3 à 6 mois et à 30 jours ouvrés au-delà. Pour les postes de direction, elle peut atteindre 45 jours calendaires. Une seule période d’essai est autorisée pour un même poste et elle ne peut pas être prolongée après sa fixation.
Rupture et délai de préavis
Pendant la période d’essai, l’employeur comme le salarié peut rompre le contrat au moyen d’une simple notification écrite, sans respecter de délai de préavis.
En dehors de la période d’essai, la démission du salarié est soumise à un préavis minimal de 20 jours. En cas de licenciement d’un salarié non cadre, le minimum légal est également de 20 jours ouvrables. Le contrat peut prévoir une durée plus longue, notamment pour les postes à responsabilités ou dans les secteurs régis par des conventions collectives particulières. L’inspection territoriale du travail contrôle le respect de ces obligations.
Congés annuels et jours fériés
Chaque salarié bénéficie d’au moins 20 jours ouvrés de congés annuels payés. Des accords collectifs ou le contrat de travail peuvent prévoir une durée supérieure, notamment selon l’ancienneté ou la convention applicable. Le droit aux congés naît dès le début de l’exécution du contrat. Il ne peut être remplacé par une indemnité compensatrice, sauf lorsque le contrat prend fin.
En Roumanie, la liste légale des jours fériés inclut des fêtes nationales, civiles et orthodoxes. Les principaux jours reconnus par la loi roumaine sont les suivants :
- Nouvel An : les 1er et 2 janvier, ainsi que les 6 et 7 janvier correspondant à l’Épiphanie orthodoxe.
- Jour de l’Union : le 24 janvier, qui commémore l’union des principautés roumaines.
- Pâques et Pentecôte orthodoxes : les dates correspondantes sont fériées et s’ajoutent aux fêtes civiles du calendrier roumain.
- Fêtes nationales et religieuses : le 1er mai, Fête du travail, le 1er juin, le 15 août, jour de l’Assomption, le 30 novembre, fête de Saint André, le 1er décembre, Fête nationale, ainsi que les 25 et 26 décembre pour Noël.
Lorsqu’un salarié travaille un jour férié légal, il bénéficie d’une compensation spécifique. Celle-ci prend la forme d’une rémunération majorée ou d’un jour de repos compensateur, selon les règles conventionnelles applicables au secteur. L’inspection compétente peut vérifier l’application de ces dispositions.
Accès des travailleurs étrangers en Roumanie
La Roumanie applique des conditions d’accès à l’emploi différentes selon la nationalité des travailleurs. Les ressortissants européens bénéficient de la libre circulation, tandis que les ressortissants de pays tiers doivent suivre une procédure administrative spécifique. Ces règles influencent directement les stratégies de recrutement des entreprises, qu’il s’agisse d’une embauche locale ou de l’arrivée de compétences internationales.
Citoyens européens et droit au séjour
Les citoyens de l’Union européenne, de l’EEE et de Suisse ont librement accès au marché du travail roumain. Ils n’ont besoin ni d’un titre de séjour ni d’un permis de travail spécifique et bénéficient des mêmes conditions d’embauche et d’emploi que les citoyens roumains. Cela concerne également le contrat intérim à la semaine et toute autre forme de travail intérimaire de courte durée. Une carte nationale d’identité ou un passeport valide suffit pour exercer une activité professionnelle en Roumanie.
- Séjour inférieur à 90 jours : aucune formalité administrative n’est requise pour un citoyen de l’UE qui travaille temporairement en Roumanie.
- Séjour supérieur à 90 jours : un enregistrement administratif devient obligatoire afin d’obtenir un certificat de résidence et de formaliser le séjour prolongé.
- Transfert des allocations chômage : un citoyen de l’UE indemnisé dans un autre État membre peut transférer ses prestations vers la Roumanie pendant 3 à 6 mois, sous réserve de s’inscrire auprès de l’agence locale compétente.
Le titre de séjour prenant la forme d’un certificat de résidence ne constitue donc pas un permis de travail. Il s’agit d’une formalité d’enregistrement délivrée par les autorités roumaines. Ce document permet au citoyen européen d’exercer les droits reconnus aux résidents, notamment l’accès aux soins, à la sécurité sociale et à la protection professionnelle.
Permis des ressortissants hors UE
Les ressortissants de pays tiers doivent obtenir un permis de travail auprès de l’Inspection générale de l’immigration du département où l’employeur est établi. Le délai de traitement est de 30 jours, avec une prolongation possible de 15 jours selon la complexité du dossier. Les frais s’élèvent à 100 EUR pour un travailleur permanent et à 25 EUR pour un travailleur saisonnier. Le droit roumain distingue plusieurs catégories : travailleurs permanents, hautement qualifiés, saisonniers, transfrontaliers et stagiaires, chacune étant soumise à des conditions particulières.
- Condition préalable à l’embauche : avant de recruter un ressortissant de pays tiers, l’employeur doit démontrer qu’aucun candidat roumain, européen ou résident permanent disponible ne correspond au besoin identifié sur le marché du travail local.
- Délai et coût du permis : ces montants et délais s’appliquent dès le dépôt d’un dossier complet, sans frais supplémentaires liés au traitement de la demande.
- Aptitude médicale obligatoire : avant sa prise de fonction, tout nouveau salarié doit présenter un certificat médical d’aptitude au poste, délivré par un spécialiste en médecine du travail, quelle que soit sa nationalité.
Le non-respect de cette procédure peut entraîner le refus du permis de travail et exposer l’entreprise à des sanctions. L’inspection du travail roumaine peut contrôler ces obligations à tout moment, y compris sur les lieux de travail.
Trouver un emploi via l’ANOFM
L’Agence nationale pour l’emploi, ou ANOFM, est l’interlocuteur public de référence pour les demandeurs d’emploi et les employeurs en Roumanie. Elle s’appuie sur 41 agences départementales et un réseau de points locaux proposant gratuitement des services d’information, de conseil et de médiation professionnelle. Les employeurs roumains sont tenus de déclarer leurs postes vacants à l’ANOFM ; les offres correspondantes sont ensuite diffusées sur le site officiel, uniquement en roumain.
Pour les travailleurs étrangers européens qui souhaitent intégrer le marché du travail roumain, l’ANOFM constitue un point d’entrée utile pour repérer les offres disponibles. Sa couverture territoriale permet d’accéder à des opportunités dans l’ensemble des régions du pays, y compris dans des zones moins couvertes par les plateformes de recrutement numériques. Les services de médiation sont accessibles gratuitement à tous les demandeurs d’emploi inscrits.
Foire aux questions
Quel est le salaire minimum applicable en Roumanie en 2026 ?
En janvier 2026, le salaire minimum brut en Roumanie s’élève à 4 050 RON par mois, soit environ 815 EUR, conformément à la décision gouvernementale n° 1506/2024. À compter du 1er juillet 2026, il atteindra 4 325 RON, environ 850 EUR, ce qui représente une hausse de 6,8 %. Le montant net est estimé entre 2 513 et 2 574 RON en début d’année, puis à environ 2 670 RON à partir de juillet. Cette revalorisation s’applique automatiquement, sans modification du contrat de travail, et concerne plus de 1,7 million de salariés.
Quelles sont les règles relatives au temps de travail hebdomadaire en Roumanie ?
En Roumanie, la durée légale du travail est fixée à 40 heures par semaine, réparties sur cinq jours ouvrables, à raison de 8 heures par jour. Heures supplémentaires comprises, la limite absolue est de 48 heures hebdomadaires, calculées en moyenne sur une période de référence de quatre mois. Les heures supplémentaires sont limitées à 4 heures par jour et à 48 heures par mois. Elles donnent droit à une majoration de 75 %, soit 175 % du taux horaire normal, ou à un repos compensateur accordé dans les 90 jours civils.
Un citoyen européen a-t-il besoin d’un titre de séjour pour travailler en Roumanie ?
Non. Les citoyens de l’Union européenne, de l’EEE et de Suisse n’ont besoin ni d’un titre de séjour ni d’un permis de travail pour exercer une activité professionnelle en Roumanie. Une carte nationale d’identité ou un passeport en cours de validité suffit. Toutefois, au-delà de 90 jours, un enregistrement administratif devient obligatoire pour obtenir un certificat de résidence. Les citoyens européens disposent alors des mêmes droits au travail que les ressortissants roumains.
Comment fonctionne la période d’essai dans le droit du travail roumain ?
La période d’essai dépend du type de contrat et de la nature du poste. Pour un contrat à durée indéterminée, elle peut atteindre 90 jours calendaires pour les fonctions d’exécution et 120 jours pour les postes d’encadrement. Pour un contrat à durée déterminée, les plafonds varient selon la durée du contrat : ils vont de 5 jours ouvrés pour un contrat de moins de 3 mois à 45 jours calendaires pour un poste de direction associé à un contrat de plus de 6 mois. Pendant cette période, chacune des parties peut rompre le contrat par simple notification écrite, sans préavis.
Quelles obligations s’imposent à l’employeur avant de recruter un ressortissant hors UE en Roumanie ?
Avant de recruter un salarié étranger originaire d’un pays tiers, l’employeur établi en Roumanie doit démontrer qu’aucun candidat roumain, européen ou résident permanent disponible ne peut répondre au besoin sur le marché du travail local. Il doit ensuite obtenir un permis de travail auprès de l’Inspection générale de l’immigration du département concerné. Le délai de traitement est de 30 jours, avec une prolongation possible de 15 jours, et les frais s’élèvent à 100 EUR pour un emploi permanent. Le salarié doit également fournir un certificat médical d’aptitude avant sa prise de fonction.

