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Cet article sur les conditions de travail en Roumanie vous apporte les informations clés pour comprendre l’accès à l’emploi, les règles d’embauche, le contrat, le salaire et les démarches à prévoir pour travailler en Roumanie en 2026. Que vous soyez citoyen européen ou ressortissant de pays tiers, nous précisons les conditions de séjour, d’immigration et de travail roumain à connaître avant toute arrivée en Roumanie.
L’accès à l’emploi en Roumanie pour les étrangers en 2026
L’accès au marché du travail dépend directement de votre nationalité. Les citoyens européens bénéficient d’un cadre très ouvert. Les ressortissants de pays tiers, eux, doivent respecter une procédure plus encadrée, avec une demande de permis, un permis de travail, un visa de travail et, selon les cas, un titre de séjour.

Citoyens UE/EEE : travailler en Roumanie sans permis
Pour les citoyens européens et les ressortissants de l’UE/EEE, travailler en Roumanie ne nécessite pas de permis de travail. Un document d’identité valide suffit pour entrer sur le territoire, qu’il s’agisse d’une carte nationale d’identité ou d’un passeport. L’embauche se fait alors dans les mêmes conditions que pour un employé roumain, avec les mêmes règles applicables à l’employeur, au salarié et au travailleur local.
Si le séjour dépasse 90 jours, un enregistrement auprès de l’administration compétente devient obligatoire. Vous obtenez ensuite un certificat de résidence, utile pour formaliser votre séjour et faciliter certaines démarches pratiques après votre arrivée en Roumanie, notamment l’ouverture d’un compte bancaire. Pour consulter des informations officielles sur le travail en Roumanie, vous pouvez lire les conditions de travail en Roumanie publiées sur le portail EURES.
Permis de travail pour les ressortissants de pays tiers
Pour les ressortissants de pays tiers, l’accès à un emploi passe par une procédure d’immigration précise. Avant de pouvoir travailler en Roumanie, le travailleur doit en principe obtenir un permis de travail délivré par l’Inspection générale de l’immigration, dans le département où l’employeur est établi. Cette demande de permis s’inscrit souvent dans un parcours plus large comprenant le visa de travail en Roumanie en 2026, la résidence et le titre de séjour.
- Délai de traitement : 30 jours à compter de l’enregistrement de la demande de permis, avec une prolongation possible de 15 jours en cas de vérifications complémentaires.
- Durée du permis : le permis de travail initial est délivré pour une durée maximale d’un an, avec possibilité de renouvellement selon la réglementation applicable.
- Frais : 100 EUR en équivalent RON pour les travailleurs permanents, détachés, transfrontaliers, stagiaires, au pair et hautement qualifiés; 25 EUR pour les saisonniers.
- Condition préalable : l’employeur doit prouver l’absence de candidat disponible sur le marché du travail roumain parmi les citoyens roumains, les citoyens européens ou les résidents permanents.
Le droit roumain distingue plusieurs profils : salarié permanent, employé sous contrat individuel, travailleur hautement qualifié, saisonnier, transfrontalier ou stagiaire. Chaque catégorie renvoie à des conditions spécifiques de permis, de visa de travail, de séjour et parfois de résidence. Avant toute embauche, vérifiez la cohérence entre le contrat, le statut du travailleur et les formalités d’immigration. Pour approfondir votre lecture du marché du travail, vous pouvez consulter les conditions de travail en Roumanie.
Un certificat médical délivré par un spécialiste en médecine du travail est obligatoire avant la prise de poste. Il atteste que le salarié est apte à exercer l’emploi visé. Cette pièce fait partie du dossier de recrutement, quelle que soit la nationalité du candidat. Pour les situations de détachement, il peut aussi être utile de vérifier les règles applicables au contrat et au salaire, notamment via la ressource consacrée aux conditions de travail en Roumanie.
Ressources utiles pour trouver un emploi francophone
Pour rechercher un emploi, plusieurs plateformes locales sont bien implantées : eJobs.ro, BestJobs.eu et Hipo.ro. Elles permettent de filtrer les offres par secteur, langue et niveau d’expérience. Le portail EURES reste également une source fiable pour suivre les tendances du marché du travail et identifier des opportunités adaptées aux profils francophones.
Le français constitue un atout réel sur le marché roumain. Des groupes présents en Roumanie, comme Renault, Orange, Carrefour et Société Générale, recrutent dans différents métiers, notamment dans le BPO, les services linguistiques, la finance et la comptabilité. L’ANOFM, l’Agence nationale pour l’emploi, s’appuie sur 42 agences départementales et propose des services gratuits d’information et d’accompagnement.
LinkedIn, Facebook, l’ambassade de France et l’Institut français en Roumanie peuvent aussi vous aider à activer votre réseau et à accélérer vos démarches de recherche. Avant de signer un contrat individuel ou d’accepter une offre, il reste prudent d’évaluer le niveau de salaire proposé. Les données disponibles sur le salaire moyen en Roumanie vous permettront de mieux positionner vos attentes.
En pratique, pour travailler en Roumanie dans de bonnes conditions, nous vous recommandons de vérifier dès le départ votre document d’identité, la validité de votre passeport si nécessaire, la nature du contrat, le statut de l’employeur, les obligations de séjour et, pour les ressortissants de pays tiers, la compatibilité entre permis de travail, visa de travail, titre de séjour et résidence.
Temps de travail et rythme de travail en Roumanie
En Roumanie, le cadre légal fixe clairement la durée du travail, les heures supplémentaires et les repos obligatoires. Pour un salarié en mobilité, ces repères permettent d’évaluer concrètement les conditions d’ emploi, de comprendre l’organisation du travail roumain et de comparer plus facilement avec les usages français.
La durée légale et les heures de travail par semaine en Roumanie
Le temps de travail en Roumanie repose sur une base de 8 heures par jour et 40 heures par semaine. Le plafond légal absolu atteint 48 heures hebdomadaires, heures supplémentaires incluses. Ce niveau reste supérieur à la référence française de 35 heures, même si les deux pays appliquent le même maximum de 48 heures.
- Organisation standard : 8 heures par jour sur 5 jours ouvrables, en général du lundi au vendredi.
- Limite hebdomadaire : 48 heures maximum, conformément au droit européen.
- Heures supplémentaires : majoration comprise entre 15 % et 50 % selon les conventions collectives.
- Cumul d’activité : possible chez un même employeur ou auprès de plusieurs, à condition de respecter la limite légale.
Dans la pratique, le travail en Roumanie s’organise souvent autour d’une journée continue, en particulier dans l’industrie. L’ employeur doit garantir les repos quotidiens et hebdomadaires prévus par la loi, afin de protéger la santé du salarié sur son lieu de travail. Ces règles concernent aussi bien l’ employé local que le professionnel expatrié lié par un contrat.
Les heures supplémentaires et la flexibilité selon les secteurs
Les heures travaillées varient sensiblement selon les secteurs. L’informatique et les centres BPO offrent souvent des organisations hybrides ou à distance, avec davantage de souplesse. À l’inverse, l’industrie manufacturière reste généralement plus encadrée. Les formes de contrat à temps partiel existent, mais elles demeurent moins fréquentes que le temps plein de 40 heures, qui reste la norme du marché.
Certains francophones recrutés par des filiales de groupes français retrouvent des pratiques horaires proches de celles de leur maison mère.
Code du travail roumain et contrats de travail
Le cadre juridique applicable au travail en Roumanie fixe des règles claires pour chaque contrat de travail, depuis sa rédaction jusqu’à son exécution.

Les obligations légales du contrat de travail en Roumanie
Le Code du travail roumain impose un contrat écrit pour tout emploi. Ce contrat doit être signé avant la prise de poste, puis déclaré auprès de l’inspection du travail compétente. Aucun accord verbal ne peut se substituer à ce formalisme.
Chaque contrat individuel doit mentionner des éléments précis : fonction exercée, risques éventuels liés au poste, date de début, durée, salaire et lieu de travail. Des annexes peuvent compléter le dispositif, notamment sur le règlement intérieur, les critères d’évaluation ou les mesures de sécurité sociale et de prévention applicables dans l’entreprise. L’âge minimum légal pour conclure un contrat est de 16 ans.
Le droit du travail roumain autorise, sous conditions, l’exercice de plusieurs fonctions chez un même employeur ou auprès de plusieurs employeurs. Cette possibilité reste encadrée par les plafonds de durée hebdomadaire. En cas de départ à l’initiative du salarié, un préavis minimal de 20 jours calendaires s’applique, un point à intégrer dans tout projet de mobilité ou de contrat de travail en Roumanie.
La durée de la période probatoire en Roumanie, les CDD et les congés payés
La durée de la période probatoire en Roumanie varie selon la nature du poste. Elle se situe généralement entre 30 et 90 jours pour les fonctions d’exécution et peut aller jusqu’à 120 jours pour les postes de direction.
En Roumanie, un contrat à durée déterminée ne peut pas dépasser 6 mois, alors qu’en France un CDD peut aller jusqu’à 18 à 24 mois. Le droit du travail roumain prévoit au minimum 21 jours ouvrables de congés annuels payés ainsi que 11 jours fériés, contre 25 jours ouvrés minimum en France. Les citoyens de l’Union européenne n’ont pas besoin d’un permis supplémentaire pour accéder à un emploi en Roumanie.
Les avantages sociaux et les compléments de rémunération
Au-delà du salaire de base, de nombreux employeurs en Roumanie proposent des compléments de rémunération concrets : chèques-repas, prise en charge des frais de transport, assurance santé privée ou primes sectorielles. La sécurité sociale repose sur des cotisations obligatoires, avec 25 % pour les assurances sociales et 10 % pour la maladie et la maternité, à la charge du salarié. Selon les secteurs, les conventions collectives peuvent améliorer sensiblement les conditions prévues par le minimum légal.
Salaires et pouvoir d’achat pour l’emploi en Roumanie
Les rémunérations progressent vite en Roumanie. Elles restent toutefois nettement en dessous des niveaux français. Pour évaluer ce que peut réellement rapporter un emploi, il faut croiser le salaire, les écarts régionaux, les charges sociales et le coût de la vie, afin que le salarié comme l’employeur apprécient concrètement la portée d’un contrat de travail.
Salaire minimum et salaire moyen en Roumanie en 2025-2026
En matière de travail roumain, la durée de référence reste fixée à 40 heures par semaine. Ce rythme de travail en Roumanie s’accompagne d’un salaire minimum brut de 4 050 lei depuis janvier 2025, soit environ 810 euros, avec une hausse prévue à 4 325 RON au 1er juillet 2026, soit près de 850 euros. Le minimum horaire atteint environ 24,50 lei brut, soit l’équivalent de 4,80 euros.
- Salaire minimum brut 2025 : 4 050 lei, soit environ 810 EUR, puis 4 325 RON en juillet 2026, soit environ 850 EUR.
- Salaire minimum net : environ 2 574 lei, soit près de 500 EUR après cotisations obligatoires.
- Salaire moyen brut : 9 495 lei, soit 1 899 EUR en mars 2025, en hausse annuelle de 9,8 %.
- Secteur IT : environ 2 739 euros brut par mois, ce qui en fait le secteur le mieux rémunéré du marché.
Entre 2018 et 2023, les salaires bruts ont progressé de 66,5 %, contre 19,8 % en moyenne dans l’UE-27. Les projections annoncent 10 652 RON brut mensuels en 2027, puis 10 971 RON en 2028.
| Indicateur salarial | Roumanie (2025) | France (2026) |
| Salaire minimum brut mensuel | 4 050 lei (≈ 810 EUR) | 1 823,03 EUR (SMIC) |
| Salaire minimum net mensuel | ≈ 2 574 lei (≈ 500 EUR) | ≈ 1 426 EUR |
| Salaire moyen brut mensuel | 9 495 lei (≈ 1 899 EUR) | ≈ 3 200 EUR |
| Salaire moyen net mensuel | 5 691 lei (≈ 1 138 EUR) | ≈ 2 400 EUR |
| Salaire horaire minimum | ≈ 24,50 lei (≈ 4,80 EUR) | 11,65 EUR |
Disparités régionales et secteurs les mieux rémunérés
Le salaire prévu dans un contrat de travail en Roumanie varie fortement selon la zone géographique et l’activité. Bucarest affiche un salaire net moyen de 1 364 euros par mois, en hausse de 11,36 % sur un an. Cluj-Napoca suit avec 1 257 euros, puis le județ de Timiș avec 1 152 euros. À l’inverse, près d’un département sur deux se situe entre 600 et 700 euros nets mensuels.
Certains secteurs se situent au-dessus du minimum légal. C’est le cas de la construction et de la banque, où le minimum atteint environ 900 euros brut. Pour un salarié francophone, notamment dans les BPO ou les filiales de groupes français, les conditions proposées dans le cadre d’un contrat de travail sont souvent plus favorables que la moyenne nationale.
Cotisations sociales et pouvoir d’achat réel
Les cotisations salariales représentent 35 % du brut. Elles se décomposent en 25 % pour les assurances sociales, couvrant notamment la retraite, l’invalidité et la réversion, et 10 % pour l’assurance maladie. En pratique, l’employeur assure les déclarations auprès des autorités compétentes et doit respecter les échéances légales liées au contrat.
Le pouvoir d’achat doit ensuite être apprécié au regard du coût de la vie. Celui-ci est estimé entre 37 et 41 % inférieur au niveau français. À Bucarest, un revenu net de 800 à 1 000 euros par mois permet de vivre correctement. En ville moyenne ou en zone rurale, 600 euros peuvent suffire pour maintenir un bon niveau de vie, avec des loyers de studio à partir de 250 euros.
Foire aux questions
Quel est le salaire minimum légal en Roumanie en 2025-2026 ?
Depuis janvier 2025, le salaire minimum brut en Roumanie est de 4 050 lei, soit environ 810 euros. Une hausse est annoncée au 1er juillet 2026, avec un montant porté à 4 325 RON, soit près de 850 euros. Après déduction des cotisations sociales obligatoires, à savoir 25 % pour les assurances sociales et 10 % pour l’assurance maladie, le salaire minimum net atteint environ 2 574 lei, soit autour de 500 euros.
Ce niveau reste inférieur au SMIC français, fixé à 1 823,03 euros brut en 2026. L’écart doit toutefois être mis en perspective. Le coût de la vie en Roumanie est inférieur de 37 à 41 % à celui de la France, ce qui atténue en partie la différence de pouvoir d’achat pour un employé résidant sur place.
Un ressortissant français a-t-il besoin d’un permis de travail pour travailler en Roumanie ?
Non. Un citoyen français n’a pas besoin d’un permis de travail pour travailler en Roumanie. En tant que ressortissant de l’Union européenne, il accède librement au marché du travail dans les mêmes conditions qu’un citoyen roumain. Il peut donc accepter un emploi sans permis, à condition de présenter un document d’identité valide, soit une carte nationale d’identité, soit un passeport.
En revanche, pour un séjour de plus de 90 jours, un enregistrement auprès de l’administration compétente est obligatoire. Cette démarche permet d’obtenir un certificat de résidence. Avant toute prise de poste, un certificat médical d’aptitude au travail reste également requis, quelle que soit la nationalité de l’employé.
Quels secteurs offrent les meilleures opportunités d’emploi aux francophones en Roumanie ?
Les profils francophones disposent d’un avantage réel sur le marché du travail roumain. Les débouchés les plus porteurs se trouvent dans l’IT, les centres de services partagés, les services financiers et les filiales de groupes français comme Renault, Orange, Carrefour ou Société Générale. Dans la tech, les rémunérations sont les plus élevées, avec environ 2 739 euros brut par mois.
D’autres pistes existent. Les enseignants de français, traducteurs et interprètes accèdent aussi à des opportunités solides, notamment dans les écoles internationales et les instituts de langue. Pour cibler un emploi adapté, les plateformes eJobs.ro, BestJobs.eu et EURES permettent de filtrer les offres par langue et de suivre l’évolution du marché du travail.

