Sommaire
- Quel poids ont les grands secteurs dans l’économie roumaine ?
- Quelles sont les principales filières industrielles roumaines ?
- Que représentent la construction, l’agriculture et les services ?
- Quels métiers et quels bassins d’emploi rechercher ?
- Comment recruter ces professionnels pour travailler en France ?
- Foire aux questions
Chaque secteur d’activité en Roumanie pèse différemment dans la richesse produite et dans l’emploi. L’industrie, la construction, l’agriculture et les services offrent chacun des métiers en tension que vous pouvez recruter en France, dans le respect de règles précises.
Quel poids ont les grands secteurs dans l’économie roumaine ?
Dans l’économie roumaine, la part d’un secteur dans la richesse produite ne correspond pas à sa part dans l’emploi. Comparer ces deux mesures montre où se trouvent les salariés, et donc les profils que vous pouvez recruter.

Le PIB et la valeur ajoutée par secteur
Le produit intérieur brut roumain atteignait environ 378 milliards d’euros en 2025, d’après les indicateurs de conjoncture de la DG Trésor. Eurostat ventile la valeur ajoutée, c’est-à-dire la richesse créée par chaque activité, en quatre grands ensembles.
- Services : 69,4 % de la valeur ajoutée en 2025.
- Industrie : 18,9 % de la valeur ajoutée, construction exclue.
- Construction et agriculture : 9,6 % pour la première, 3,5 % pour l’agriculture, la sylviculture et la pêche.
| Secteur | Part de la valeur ajoutée en 2025 (Eurostat) |
| Services | 69,4 % |
| Industrie | 18,9 % |
| Construction | 9,6 % |
| Agriculture, sylviculture et pêche | 3,5 % |
Cette ventilation mesure la production. La répartition des emplois donne un tout autre ordre de grandeur.
La répartition de l’emploi
Selon Eurostat, les services rassemblaient 49,4 % de l’emploi roumain en 2023, contre 73,8 % dans l’Union européenne. L’agriculture, la sylviculture et la pêche employaient 20,9 % des actifs, pour seulement 3,5 % de la valeur ajoutée. La Commission européenne évaluait de son côté l’emploi industriel à 20,3 %.
Le taux d’emploi des 20–64 ans atteignait 69,5 % en 2024, contre 75,8 % pour la moyenne européenne, selon Eurostat. Le marché roumain dispose donc encore d’une main-d’œuvre partiellement mobilisée.
Les perspectives de croissance
La Commission européenne prévoit une croissance réelle de 0,1 % en 2026, puis de 2,3 % en 2027. Elle anticipe une inflation de 7,0 % en 2026, ramenée à 3,7 % l’année suivante.
Les finances publiques restent sous tension : selon la même institution, le déficit public atteindrait 6,2 % du PIB en 2026 et 5,8 % en 2027. Dans la région du Centre, l’emploi se répartit à 42,4 % dans les services et 29,8 % dans l’industrie, d’après les informations EURES sur le marché du travail roumain.
Quelles sont les principales filières industrielles roumaines ?
L’industrie roumaine repose sur des chaînes de production intégrées à l’Europe, de la métallurgie à l’automobile. Ces filières sont aussi celles où nous recrutons les soudeurs et les opérateurs qualifiés dont vos ateliers ont besoin.

La manufacture et la métallurgie
Le secteur industriel couvre l’automobile, les machines et équipements électriques, la métallurgie, les produits chimiques, l’agroalimentaire, les matériaux de construction, l’électronique et le raffinage. Selon l’US Geological Survey, la fabrication de métaux et de produits métalliques représentait 1,13 % du PIB en 2024, et celle des produits minéraux non métalliques 0,61 %.
La production d’acier brut a reculé à 1,45 million de tonnes en 2024, contre 1,65 million en 2023. La sidérurgie doit composer avec le coût de l’énergie et financer des investissements dans des procédés moins carbonés.
Le poids de l’automobile
La Roumanie a produit 545 510 véhicules en 2025, contre 560 102 en 2024, soit une baisse de 2,6 %, selon l’association professionnelle automobile. Cette même association estime la filière à environ 230 000 emplois directs et 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Elle lui attribue plus de 30 % des exportations, une estimation sectorielle distincte des comptes nationaux.
Pour vos projets industriels en France, Connect-interim propose des soudeurs roumains en intérim ou en travail détaché et vérifie leurs certifications. La norme ISO 9606-1 atteste l’aptitude d’un soudeur pour un procédé, un matériau, un type d’assemblage et des positions déterminés.
Les exportations et la transition industrielle
Le commerce extérieur reste déficitaire : la Roumanie a exporté 96,607 milliards d’euros de biens en 2025 et en a importé 129,351 milliards. Le déficit commercial atteint ainsi 32,743 milliards d’euros, selon l’INS.
Les machines et équipements de transport représentaient 46,6 % des exportations de biens en 2025. La même année, 71,3 % de ces ventes relevaient du commerce intra-UE, d’après l’INS.
La transition écologique de ces filières passe notamment par l’électrification et la modernisation des réseaux. L’industrie pesait 21 % des émissions nationales de gaz à effet de serre en 2024, selon la Commission européenne.
Que représentent la construction, l’agriculture et les services ?
Au-delà de l’industrie, trois ensembles structurent l’activité : les chantiers, les exploitations agricoles et des services très variés. Chacun d’eux correspond à des métiers que nous recrutons pour les entreprises françaises.

Les activités du bâtiment et des travaux publics
Selon Eurostat, la production de construction roumaine progressait de 9,4 % sur un an en mars 2026, malgré un recul de 1,1 % sur un mois. Cette dynamique s’appuie sur plusieurs types de chantiers.
- Infrastructures : routes et voies ferrées.
- Réseaux énergétiques : extension et modernisation des lignes.
- Rénovation : rénovation énergétique des bâtiments et résidentiel.
Connect-interim recrute des maçons roumains expérimentés pour vos chantiers en France et vérifie leurs qualifications ainsi que leur expérience sur différents types de projets, comme le présente notre service de recrutement de maçons roumains détachés.
L’agriculture et l’agroalimentaire
La Roumanie consacre environ 13,5 millions d’hectares à l’agriculture, et près de 90 % de ses exploitations ont moins de 5 hectares, selon la Commission européenne.
La Commission européenne classe le pays au premier rang de l’UE pour les graines de tournesol, le miel et les prunes. Connect-interim recrute aussi des profils pour l’horticulture, la viticulture et les travaux forestiers.
Le commerce, le numérique, les transports et les services aux personnes
En 2022, le commerce de gros et de détail, avec la réparation de véhicules, employait 21,5 % des salariés et regroupait 29,1 % des entreprises. Les services informatiques représentaient 25,0 % des exportations de services. Les technologies de l’information se concentrent à Bucarest, Cluj-Napoca, Timișoara et Iași.
Dans les transports, le fret routier atteignait 329,371 millions de tonnes en 2025, selon l’INS. Pour vos opérations industrielles et logistiques, nous mettons à votre disposition notre recrutement de manutentionnaires roumains qualifiés.
Le tourisme représentait directement 364 200 emplois en 2023, soit 5,5 % de l’emploi total selon l’OCDE. Nous recrutons notamment des femmes de chambre roumaines pour l’hôtellerie en France. Côté santé, le pays comptait 8,2 infirmiers pour 1 000 habitants en 2023, d’après l’OCDE.
Quels métiers et quels bassins d’emploi rechercher ?
Les besoins en main-d’œuvre varient selon les métiers et les territoires. Pour cibler un recrutement, vous devez croiser les pénuries signalées avec la structure de l’emploi de chaque région.

Les métiers en pénurie ou en excédent
Les pénuries signalées concernent notamment les maçons, plombiers, soudeurs, monteurs et opérateurs de machines. Une pénurie locale signifie toutefois que les candidats sont aussi recherchés sur place, sans garantir leur disponibilité pour une mission en France. Le 19 novembre 2025, l’agence nationale roumaine pour l’emploi enregistrait 30 851 offres, dont :
- Conducteurs routiers : 2 089 postes.
- Ouvriers non qualifiés du bâtiment : 1 511 postes.
- Monteurs ou assembleurs : 883 postes.
À l’inverse, certaines catégories de manutentionnaires, d’ouvriers agricoles polyvalents et d’emballeurs manuels sont signalées en excédent, avec des situations variables selon le territoire.
Les différences entre régions
Selon l’OCDE, les pénuries de personnel sont particulièrement fortes autour de Bucarest et dans les régions Nord-Ouest, Centre et Ouest. La demande de travail est plus faible dans certaines régions orientales.
Dans le Nord-Ouest, l’emploi se répartit entre les services à 42,5 %, l’industrie à 26,8 % et l’agriculture à 12,1 % ; le taux de chômage régional était de 3 % en 2023. Dans le Centre, outre les services et l’industrie évoqués plus haut, l’agriculture atteint 9,3 % et la construction 8,4 %. Les transports atteignent 6,5 %, et les hôtels et restaurants 3,6 %.
La population active et la mobilité
La population active dépassait 8,2 millions de personnes en 2023, avec un taux d’emploi des 15–64 ans de 63 %. La Commission européenne prévoit un taux de chômage de 6,3 % en 2026 et de 5,9 % en 2027. Les travailleurs roumains mobiles représentaient 25 % des travailleurs mobiles de l’UE en 2022, soit 2,1 millions de personnes.
Comment recruter ces professionnels pour travailler en France ?
Faire venir un professionnel roumain suppose de choisir un cadre juridique, puis de respecter les règles françaises de rémunération et les obligations propres à chaque métier.
L’embauche directe et le détachement
Une entreprise française peut embaucher directement un ressortissant roumain. Dans le détachement que nous proposons, le professionnel reste employé par une entreprise établie en Roumanie et travaille temporairement en France.
- Durée : le détachement est en principe limité à 24 mois, selon l’Assurance Maladie.
- Formulaire A1 : il atteste le maintien de l’affiliation sociale dans le pays d’origine.
- Déclaration préalable : elle reste due en France lorsqu’elle est requise, le formulaire A1 ne la remplaçant pas.
Selon la Dares, 255 900 salariés ont été détachés au moins une fois en France en 2024, hors transport. La construction représentait 40 % de l’emploi détaché étudié et l’industrie 31 %. Les services en représentaient 22 %, et l’agriculture 7 %.
La rémunération et les frais de mission
Un salarié détaché en France bénéficie des règles françaises de rémunération, notamment de la convention collective applicable : son salaire ne peut pas être fixé sur la seule base roumaine. En Roumanie, le salaire minimum brut atteint 4 325 lei par mois depuis le 1er juillet 2026, pour 166,667 heures mensuelles. Cela représente 25,949 lei brut par heure.
Un minimum brut de 4 582 lei par mois est indiqué pour la construction en Roumanie, sans définir la rémunération due en France. Les frais de transport, de repas, d’hébergement et de déplacement restent distincts du salaire et s’examinent séparément pour chaque mission.
Les obligations propres aux métiers
Dans le BTP, la Carte BTP délivrée aux travailleurs détachés peut être valable cinq ans sous conditions depuis le 1er avril 2024. Elle reste distincte de la déclaration préalable de détachement.
Depuis le 2 février 2022, le détachement des conducteurs routiers relève de règles européennes spécifiques et de déclarations sur un portail européen dédié. Dans l’industrie, notre recrutement de soudeurs roumains en intérim inclut la vérification des certifications avant la prise de poste.
Une profession de santé réglementée exige la reconnaissance des qualifications et une autorisation de l’autorité compétente avant tout exercice en France. La reconnaissance automatique prévue pour certaines professions reste soumise aux conditions européennes de formation.
Foire aux questions
Quels sont les métiers les plus recherchés en Roumanie ?
En 2024, les conducteurs de machines et d’installations fixes ainsi que les métiers qualifiés du bâtiment, hors électriciens, comptaient le plus de professions en pénurie. La Commission européenne relevait 258 803 postes vacants entre janvier et septembre 2025. Le 19 novembre 2025, les conducteurs routiers représentaient 2 089 offres de l’agence nationale pour l’emploi.
Quelle place la construction roumaine occupe-t-elle dans l’Union européenne ?
En 2025, la construction représentait 9,6 % de la valeur ajoutée roumaine. Cette part était la plus élevée parmi les pays de l’Union européenne cette année-là.
Dans quels secteurs travaillent les ressortissants de pays tiers employés en Roumanie ?
Selon la Commission européenne, la Roumanie comptait 136 334 travailleurs ressortissants de pays tiers en septembre 2025. Ils travaillaient particulièrement dans la construction, l’industrie et l’hôtellerie.
Le secteur de la santé manque-t-il de personnel en Roumanie ?
En juillet 2026, le ministère roumain de la Santé proposait de débloquer 7 621 postes vacants, dont 1 910 de médecins et 2 955 d’infirmiers. Le nombre de médecins a pourtant augmenté de 40 % en dix ans, pour atteindre 3,7 médecins pour 1 000 habitants selon l’OCDE.
Quel délai prévoir pour faire venir un travailleur roumain en France avec Connect Intérim ?
Nous fournissons généralement des travailleurs temporaires qualifiés en moins de trois semaines, selon les compétences recherchées et les exigences du poste. Pour une femme de chambre en intérim, comptez généralement trois semaines entre votre demande et son arrivée.

