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L’agriculture roumaine représente un secteur stratégique pour les exploitations françaises en quête de compétences et de débouchés : superficie agricole, productions phares, défis structurels et climatiques, et opportunités concrètes de recrutement sont présentés ici.
L’agriculture en Roumanie : potentiel, défis et main-d’œuvre qualifiée
La Roumanie compte parmi les grands pays agricoles de l’Union européenne, alors même que son potentiel reste encore sous-évalué. Portée par des terres fertiles, une forte diversité de produits et une longue tradition agricole, elle consolide sa place dans le paysage agroalimentaire européen. Pour approfondir le cadre économique et réglementaire, vous pouvez consulter le rapport officiel du ministère français sur l’ agriculture en Roumanie.

Un territoire agricole parmi les plus riches d’Europe
Avec 12,5 millions d’hectares de surface agricole, la Roumanie occupe le 6e rang dans l’Union européenne. Plus de 60 % du territoire national relèvent d’usages agricoles et forestiers, et 37,3 % du pays sont composés de terres arables. Ce niveau est largement supérieur à la moyenne mondiale.
- Surface agricole totale : 12,5 millions d’hectares, soit l’un des plus vastes ensembles agricoles de l’Union européenne.
- Terres arables : 37,3 % du territoire, un ratio particulièrement élevé à l’échelle internationale.
- Soutien européen : 15,6 milliards d’euros au titre de la PAC pour 2023-2027, en appui au développement du secteur.
Ancien grenier de l’Europe entre les deux guerres, le pays cherche à retrouver ce rôle. Depuis 2014, les résidents de l’Union européenne peuvent acquérir directement des terres roumaines, avec un prix moyen d’environ 2 000 euros l’hectare. Cet environnement continue d’attirer investisseurs, exploitants et porteurs de projets.
Productions clés et positionnement européen de la Roumanie
La production roumaine se distingue par son poids dans les grandes cultures. Le pays récolte 19 millions de tonnes de maïs, soit 28 % de la production européenne, et se classe au 4e rang pour le blé avec 10 millions de tonnes. Les céréales y tiennent une place centrale, aux côtés du tournesol, des oléagineux, du miel et de la vigne.
Le pays dispose aussi d’un ancrage viticole reconnu. Pour les domaines français qui souhaitent renforcer leurs équipes, des ouvriers vignerons roumains expérimentés peuvent intégrer rapidement les exploitations.
Défis structurels et climatiques des fermes en Roumanie
La structure des fermes reste l’un des principaux freins à la performance. Environ 90 % des 2,9 millions d’exploitations font moins de 5 hectares, tandis qu’environ 25 000 grandes unités concentrent plus de 50 % de la surface agricole utilisée. Cette dualité, héritée de la période communiste, limite la mécanisation, pèse sur la productivité et rend une réforme structurelle nécessaire dans de nombreuses zones de fermes en Roumanie.
Le climat accentue ces fragilités. Dans la région d’Olt, le sol peut être totalement sec sur plus d’un mètre de profondeur, ce qui bloque l’absorption des engrais et complique le labour. Les cultures du sud-ouest, notamment le maïs irrigué, en subissent directement les effets. Le Danube reste toutefois un atout stratégique pour sécuriser l’irrigation à moyen et long terme.
| Production | Volume (2018) | Rang européen | Rendement (t/ha) |
| Maïs | 19 millions de tonnes | 1er | 7,8 |
| Blé | 10 millions de tonnes | 4e | 4,8 |
| Tournesol | 3,3 millions de tonnes | Top 5 | 2,9 |
| Production vinicole | Secteur viticole majeur | 6e | – |
| Ovins et miel | Production significative | 2e | – |
L’employabilité en Roumanie et le recrutement d’ouvriers agricoles
L’ employabilité en Roumanie dans ce domaine repose sur une main-d’œuvre formée, opérationnelle et habituée à des environnements variés. Les agriculteurs du pays maîtrisent aussi bien les pratiques modernes que les savoir-faire traditionnels, en horticulture, en filière viticole, en sylviculture, en élevage et en transformation. Pour les entreprises qui recherchent des compétences ciblées, le recours à des horticulteurs roumains qualifiés permet de sécuriser le recrutement grâce à une sélection rigoureuse des profils.
Les besoins ne concernent pas uniquement l’agriculture au sens strict. Les exploitations forestières françaises peuvent aussi s’appuyer sur des profils spécialisés, notamment via le recrutement de conducteurs d’engins forestiers qualifiés.
Pour une structure française, l’intérêt est clair : accéder à des compétences disponibles pour la culture, le suivi des parcelles, les travaux saisonniers et l’organisation d’une exploitation. Ce vivier de compétences répond à des besoins opérationnels ponctuels ou récurrents, selon le volume de main-d’œuvre requis. Il accompagne aussi la montée en gamme des filières, des produits de base aux activités à plus forte valeur ajoutée. Dans cette logique, l’ agriculture française peut trouver en Roumanie un partenaire de terrain fiable, qu’il s’agisse de recrutement, de coopération ou d’implantation. Cette dynamique concerne autant la grande culture que les activités de culture spécialisée, l’ élevage ou encore les projets liés à la production sur terre roumaine.
Foire aux questions
Quelle est la surface agricole de la Roumanie et son importance en Europe ?
La Roumanie dispose de 12,5 millions d’hectares de surface agricole. Ce volume place le pays au 6e rang de l’Union européenne. L’agriculture roumaine s’appuie sur une terre abondante, avec 37,3 % de terres arables, soit une proportion environ trois fois supérieure à la moyenne mondiale. Au total, plus de 60 % du territoire roumain est consacré à l’agriculture et aux espaces forestiers.
Quelles sont les principales productions de l’agriculture roumaine ?
La production roumaine se distingue à l’échelle européenne. Le pays occupe la 1re place pour le maïs, avec 19 millions de tonnes, soit 28 % du total européen, et le 4e rang pour le blé avec 10 millions de tonnes. Il se classe aussi au 2e rang pour les ovins, les oléagineux et le miel. Les céréales occupent une place centrale dans cette agriculture, tandis que le tournesol progresse fortement. Le secteur viticole se situe, lui, au 6e rang européen et confirme la diversité de la production agricole roumaine.
Quels sont les principaux défis auxquels fait face l’agriculture roumaine actuellement ?
Le secteur roumain reste confronté à trois défis majeurs. D’abord, la fragmentation de la terre, avec une taille moyenne d’exploitation de 4 hectares, limite la mécanisation et la performance. Ensuite, la pression climatique s’accentue, notamment avec la sécheresse dans le sud-ouest, où le déficit hydrique peut affecter le sol sur plus d’un mètre de profondeur. Enfin, le manque de professionnalisation et d’équipement freine encore l’exploitation du potentiel agricole, malgré l’appui de la PAC.

