Sommaire
Le guide détaille les obligations légales pour le détachement de salariés étrangers en France, notamment la vérification obligatoire des diplômes des travailleurs roumains afin de garantir leur reconnaissance conformément aux standards français. Il précise que l’employeur doit s’assurer que les qualifications sont équivalentes aux exigences françaises, présenter les justificatifs traduits et les conserver pendant cinq ans, ce qui permet aux professionnels roumains d’exercer légalement leurs compétences reconnues sur le territoire français. Pour approfondir ce point, consultez diplômes roumains reconnus.
Le système éducatif roumain et les diplômes roumains reconnus en Europe
Le système éducatif roumain est aligné sur les standards de l’ espace européen de l’ enseignement supérieur. Notre guide récapitule les formalités utiles pour présenter vos titres dans un cadre de recrutement ou de mobilité, consultez diplômes roumains reconnus.

L’architecture des diplômes du système éducatif roumain
Le système éducatif roumain reprend les grades issus du processus de Bologne. On y retrouve la Diploma de bacalaureat, la Diploma de Licenta, la Diploma de Master et la Diploma de Doctor. Des titres plus anciens, délivrés avant cette réforme, peuvent aussi entrer dans une logique de reconnaissance académique selon leur date et leur niveau.
La Diploma de bacalaureat est généralement rapprochée du baccalauréat français. Elle permet l’accès à l’ enseignement supérieur et peut soutenir une demande d’ admission en première année de licence, sous réserve des conditions propres à l’établissement d’accueil.
- Diploma de Licenta (180 ou 240 crédits ECTS) : ce diplôme correspond au premier cycle universitaire. Il constitue le niveau licence de référence dans l’analyse des parcours, avec des crédits ECTS qui facilitent la lecture du cursus et la comparaison avec la licence française.
- Diploma de Master : obtenue après 60 à 120 crédits supplémentaires, elle s’inscrit dans le deuxième cycle et peut être examinée par les universités françaises dans le cadre d’une poursuite d’ études ou d’une évaluation de qualifications.
- Diploma de Doctor : ce grade doctoral est reconnu dans l’ espace européen et permet d’envisager des activités de recherche ou d’enseignement, selon les règles applicables en France.
En pratique, la valeur d’un titre dépend toujours de l’établissement émetteur, du niveau obtenu et de l’objectif poursuivi, qu’il s’agisse de poursuite d’ études, d’emploi ou de reconnaissance de diplôme.
L’accréditation et la qualité des qualifications professionnelles en Roumanie
Depuis 2006, l’Agence roumaine d’assurance de la qualité dans l’enseignement supérieur, l’A.R.A.C.I.S., supervise l’accréditation des établissements. Son rôle est central pour apprécier la fiabilité des qualifications professionnelles roumanie et la validité des diplômes présentés dans un dossier en France.
Le dispositif repose sur une autorisation initiale d’ouverture des formations, puis sur une accréditation complète permettant la délivrance de diplômes reconnus par le ministère de l’ Éducation. Cette organisation renforce la lisibilité des titres issus du système éducatif roumain pour les employeurs, les universités et les autorités chargées de la reconnaissance académique.
L’intégration de la Roumanie dans l’espace européen d’études
La Roumanie participe pleinement à l’ espace européen de l’ enseignement supérieur et applique le système des ECTS. Ce cadre commun rend les parcours plus lisibles et soutient la circulation des étudiants comme des professionnels dans l’ Union européenne. Il facilite aussi l’examen des diplômes roumains par les acteurs du système français. Le texte officiel accessible sur reconnaissance diplômes roumains précise le cadre franco-roumain applicable.
Pour un professionnel roumain, tout commence par l’identification du bon niveau de diplôme et la vérification de l’établissement d’origine. Pour un étudiant, l’enjeu porte surtout sur l’ admission et la poursuite d’ études dans les établissements d’enseignement supérieur.
Cadre juridique franco-roumain pour la reconnaissance des diplômes
Un accord bilatéral entre la France et la Roumanie, signé le 18 octobre 2012 puis publié par décret le 15 juillet 2013, constitue la base juridique de la reconnaissance des diplômes étrangers roumains sur le territoire français. Il encadre les établissements concernés, désigne les autorités compétentes et précise les droits applicables aux étudiants comme aux professionnels des deux pays.

L’accord bilatéral France-Roumanie de 2012 sur les études
Cet accord s’inscrit dans le prolongement de la Convention de Lisbonne de 1997 et du processus de Bologne de 1999. Il prévoit un traitement non discriminatoire des candidats issus du système scolaire roumain dans l’accès aux formations post- baccalauréat en enseignement supérieur en France. Concrètement, un candidat roumain qui demande une inscription dans un établissement français bénéficie des mêmes droits qu’un candidat français.
Le dispositif vise, côté français, les établissements proposant des formations post- baccalauréat conduisant à un grade délivré sous l’autorité de l’État. Côté roumain, il couvre les universités, académies, instituts et écoles d’études supérieures accrédités.
- Durée d’application : l’accord est conclu pour cinq ans, avec reconduction annuelle tacite.
- Articulation avec le droit européen : il ne limite pas les droits issus du cadre de l’Union européenne en matière de reconnaissance de diplôme.
- Interlocuteurs officiels : le réseau ENIC-NARIC en France et le CNRED en Roumanie interviennent dans l’évaluation de la comparabilité des parcours et dans les démarches de reconnaissance académique.
La formation professionnelle en Roumanie et les référentiels européens
La formation professionnelle en Roumanie, en voie initiale comme en formation continue, repose sur des référentiels nationaux alignés sur le Cadre européen des certifications.
Ce volet du système forme des techniciens et des ouvriers qualifiés dans le BTP, l’industrie, le transport ou les services. Pour une reconnaissance de diplôme en France, la condition essentielle reste l’accréditation de l’établissement d’origine. Dans ce contexte, la procédure de reconnaissance peut s’appuyer sur l’analyse menée par ENIC-NARIC et par le CNRED, selon la nature du dossier et l’objectif poursuivi.
Procédures et équivalences pour les études et diplômes roumains en France
La procédure de reconnaissance d’un diplôme étranger roumain en France varie selon votre objectif : poursuite d’ études, admission dans un établissement, ou accès à l’emploi.

Le rôle du centre enic-naric dans la reconnaissance de diplôme
Le centre enic-naric France est l’organisme officiel qui délivre une attestation de comparabilité. Ce document situe le niveau d’un diplôme obtenu en Roumanie dans le système français. Pour un candidat issu d’un centre de formation en Roumanie accrédité, cette attestation appuie utilement une candidature ou une demande d’inscription, même si elle ne vaut pas décision automatique de reconnaissance académique ou professionnelle.
Le coût est de 120 euros, avec gratuité pour les demandeurs d’asile et les réfugiés. La demande se fait en ligne. Après paiement, le délai de traitement peut aller jusqu’à quatre mois. Il faut donc l’intégrer très tôt dans votre calendrier, surtout si vous visez une rentrée universitaire, une mobilité dans l’ espace européen ou une prise de poste rapide.
| Diplôme roumain | Crédits ECTS | Équivalence française | Accès en France |
| Diploma de bacalaureat | Baccalauréat | 1re année de licence | |
| Diploma de Licenta | 180 | Licence (L3) | Admission en master |
| Diploma de Master | 60 à 120 | Master | Doctorat / emploi cadre |
| Diploma de Doctor | Doctorat | Enseignement / recherche |
L’établissement d’accueil conserve toujours la décision finale. En clair, l’attestation du centre enic-naric éclaire l’analyse, mais elle ne remplace pas le pouvoir d’appréciation de l’université, de l’école ou de l’employeur. Dans les programmes Erasmus+ et les échanges bilatéraux, la reconnaissance académique est en général prévue en amont, ce qui allège sensiblement les démarches.
Les équivalences officielles entre diplômes roumains et français
L’ équivalence diplôme entre la France et la Roumanie repose sur un cadre bilatéral clair depuis 2012. Une Diploma de Licenta à 180 ECTS permet de demander une entrée en master en France. À l’inverse, une licence française totalisant 180 crédits ouvre l’accès à une candidature en master côté roumain.
Les titulaires d’un DUT, d’un DEUG ou d’un BTS peuvent également poursuivre leurs études dans le premier cycle universitaire roumain afin d’obtenir une Diploma de Licenta. Le baccalauréat roumain, pour sa part, est pris en compte pour l’accès au premier niveau universitaire.
Les documents requis pour une procédure de reconnaissance en France
Les autorités et les établissements attendent des pièces lisibles, cohérentes et, si besoin, traduites. Toute traduction en français doit être officielle lorsque les documents sont rédigés dans une autre langue. Pour les actes concernés, l’ apostille reste nécessaire conformément aux règles applicables.
- Copie du diplôme et justificatifs de fin d’études : il s’agit d’une copie conforme du diplôme délivré par l’établissement roumain accrédité. Selon les cas, une attestation complémentaire peut être demandée.
- Relevé de notes et crédits obtenus : ce document détaille les unités validées, les résultats et les ECTS. Il permet d’apprécier le niveau réel du cursus suivi et d’étayer l’analyse de comparabilité.
- Pièces d’identité et dossier administratif : passeport ou carte d’identité en cours de validité, formulaire de demande et, dans certaines situations, certificat d’authenticité. Ce dernier peut être exigé pour sécuriser l’instruction du dossier et confirmer l’origine du titre présenté.
Pour des études partielles, un transfert ou une candidature en poursuite d’études, d’autres pièces peuvent être requises, notamment une preuve du parcours déjà accompli. Si le document présenté relève bien d’un établissement habilité, le dossier sera examiné dans de meilleures conditions.
En pratique, certains candidats joignent aussi leurs crédits détaillés, leurs programmes de cours, leurs diplômes roumains antérieurs, ou encore une preuve d’ admission. Selon les cas, une demande liée au baccalauréat, à une licence ou à d’autres niveaux d’ éducation peut conduire à une évaluation distincte. C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de vérifier la valeur d’un diplôme étranger pour une inscription dans l’enseignement supérieur ou pour une lecture de parcours à des fins de mobilité.
Diplômes roumains et exercice d’une profession en France
En France, l’exercice d’une activité professionnelle avec des diplômes roumains dépend avant tout de la profession visée. Le cadre est globalement favorable aux citoyens de l’Union européenne, mais les règles ne sont pas les mêmes selon qu’il s’agit d’un métier libre ou de professions réglementées.
Les professions réglementées en Roumanie et en France : une reconnaissance encadrée
Pour les professions réglementées, notamment dans les domaines médical, paramédical, juridique ou sportif, la reconnaissance diplôme profession réglementée ne relève pas du centre ENIC-NARIC. Elle dépend d’autorités compétentes propres à chaque secteur. Autrement dit, un diplôme étranger obtenu en Roumanie ne suit pas la même procédure qu’un diplôme destiné à une profession non réglementée.
Dans le sport, par exemple, les diplômes obtenus dans un État membre comme la Roumanie doivent faire l’objet d’une demande via le système TREQUE. Cette démarche permet d’obtenir gratuitement la carte professionnelle d’éducateur sportif et de sécuriser l’exercice en France.
Quels documents prévoir pour le travail en France depuis la Roumanie
Un ressortissant roumain, en tant que citoyen de l’Union européenne, peut travailler en France sans autorisation spécifique et sans redevance OFII. En pratique, les justificatifs liés aux études et aux qualifications doivent être présentés de façon claire, en français, afin de permettre à l’employeur d’évaluer le parcours du candidat.
- Passeport ou carte nationale d’identité : ce document suffit à établir le droit au travail en France pour un citoyen de l’Union européenne.
- Traduction officielle des diplômes : les titres obtenus en Roumanie doivent être fournis en français, par un traducteur assermenté, pour appuyer le dossier professionnel.
- Carte BTP et attestation médicale : dans le secteur de la construction, la carte BTP est obligatoire avant la prise de poste, avec l’attestation d’aptitude médicale exigée par le droit du travail.
L’employeur peut demander une vérification de l’authenticité des pièces produites, en particulier lorsque le poste implique des responsabilités importantes. En cas de détachement, une déclaration préalable doit être transmise au moins huit jours avant le début de l’activité, et le formulaire A1 reste requis pour justifier l’affiliation à la sécurité sociale du pays d’origine.
Comparabilité, ENIC-NARIC et évaluation des qualifications
Pour les métiers non réglementés, l’appréciation des qualifications relève directement de l’employeur. Dans ce contexte, une attestation de comparabilité délivrée par le centre ENIC-NARIC peut utilement compléter le dossier. Elle ne vaut pas autorisation d’exercer, mais elle aide à situer le niveau d’un diplôme étranger dans le système français et à rendre les études plus lisibles.
Foire aux questions
Comment faire reconnaître un diplôme roumain pour poursuivre des études dans l’enseignement supérieur en France ?
En France, la reconnaissance d’un diplôme roumain pour la poursuite d’ études relève d’abord de l’établissement d’accueil. Chaque université ou école fixe ses propres règles d’ admission et apprécie librement les qualifications du candidat.
Pour renforcer votre dossier, vous pouvez demander une attestation de comparabilité au centre ENIC-NARIC. Ce document, facturé 120 € avec un délai moyen d’environ 4 mois, situe votre diplôme étranger dans le système français. Il facilite l’évaluation, mais ne s’impose pas juridiquement à l’établissement.
Dans le cadre d’Erasmus+, la reconnaissance des périodes d’ études est en principe organisée par l’accord d’échange, notamment grâce au système ECTS.
Un ressortissant roumain a-t-il besoin d’une autorisation pour travailler en France ?
Non. En tant que citoyen de l’ Union européenne, un ressortissant roumain peut travailler en France sans autorisation de travail spécifique. Aucune taxe OFII ne s’applique dans cette situation.
L’employeur demande simplement un justificatif d’identité valide, comme un passeport ou une carte nationale d’identité. Selon le poste, il peut aussi demander les diplômes, accompagnés d’une traduction officielle en français, afin d’apprécier les qualifications présentées.
Quelle est la différence entre une attestation de comparabilité et l’équivalence des diplômes ?
L’ attestation de comparabilité délivrée par ENIC-NARIC est un document d’information. Elle positionne un diplôme étranger par rapport à un niveau du système français, mais elle n’a pas de portée contraignante.
L’ équivalence des diplômes, elle, relève d’une reconnaissance officielle prévue par les autorités compétentes ou par les dispositifs applicables à l’ enseignement supérieur. Pour les professions réglementées, seule la décision de l’autorité sectorielle compétente, comme un ordre professionnel ou un ministère, permet d’exercer légalement en France.

