Sommaire
Comprendre la religion pratiquée en Roumanie, c’est saisir un pilier de l’identité culturelle et sociale du pays. Nous vous proposons ici une lecture structurée de la démographie confessionnelle roumaine, du rôle de l’Église orthodoxe dans la vie publique, des principales minorités religieuses et du cadre légal qui protège la liberté de culte. Pour approfondir le sujet, l’aperçu des religions en Roumanie sur Wikipédia constitue une ressource documentée et régulièrement mise à jour.
Quelle religion domine en Roumanie
La Roumanie est un pays majoritairement chrétien, où l’Église orthodoxe occupe une place centrale depuis des siècles. Selon le recensement de 2011, près de 99 % de la population se déclarait chrétienne.

Répartition des religions en Roumanie
Les données du recensement de 2011 montrent la domination nette de l’Église orthodoxe : elle rassemblait 16 307 004 croyants, soit 81,04 % de la population. Les autres confessions représentaient des parts plus modestes, avec une présence particulièrement visible dans certaines régions, notamment en Transylvanie.
- Orthodoxes : 81,04 % de la population, soit environ 16,3 millions de fidèles selon le recensement de 2011.
- Protestants : environ 6 % de la population, notamment des calvinistes (3,19 %), des pentecôtistes (1,92 %) et d’autres courants évangéliques et réformés.
- Catholiques latins : 4,62 % de la population, soit plus d’un million de fidèles, principalement concentrés en Transylvanie.
- Musulmans : environ 0,31 % de la population, surtout présents en Dobroudja, dans les județe de Constanța et de Tulcea.
Les athées et les agnostiques déclarés représentaient 0,43 % de la population, tandis que 0,37 % indiquaient n’avoir aucune religion. Lors du recensement de 2022, 13,94 % des personnes n’ont pas déclaré leur appartenance religieuse ou ont été recensées indirectement, ce qui nuance toute lecture trop absolue des proportions.
| Confession | Pourcentage (2011) | Nombre de membres |
| Église orthodoxe | 81,04 % | 16 307 004 |
| Catholiques latins | 4,62 % | environ 1 000 000+ |
| Calvinistes | 3,19 % | données issues du recensement de 2011 |
| Pentecôtistes | 1,92 % | en hausse depuis 1992 |
| Musulmans | 0,31 % | 64 337 (2011) |
| Athées / sans religion | 0,80 % | déclaration volontaire |
Identité roumaine et appartenance religieuse
L’appartenance orthodoxe reste étroitement associée à l’identité nationale roumaine. Parmi les 16,3 millions d’orthodoxes recensés en 2011, 15 730 426 étaient d’ethnie roumaine.
Il faut néanmoins distinguer l’appartenance religieuse de l’origine ethnique. Les Roumains forment le groupe majoritaire, tandis que les Roms constituent une minorité distincte et peuvent appartenir à différentes confessions selon les communautés. Les minorités hongroises, allemandes et turques disposent également de traditions confessionnelles propres, liées notamment au catholicisme, au calvinisme ou à l’islam.
L’orthodoxie, religion historique des Roumains
L’Église orthodoxe roumaine ne constitue pas seulement une institution religieuse. Elle occupe une place centrale dans la mémoire collective, l’art sacré, les pratiques familiales et le calendrier culturel de la Roumanie. Son ancienneté, son organisation et son rayonnement international en font un acteur essentiel pour comprendre la société roumaine.
Les origines de l’Église orthodoxe roumaine
La religion des Roumains puise ses racines dans une tradition chrétienne parmi les plus anciennes d’Europe. Selon la tradition, l’Apôtre André aurait christianisé la région de Dobroudja dès la seconde moitié du Ier siècle.
Les Roumains constituent par ailleurs le seul peuple de culture latine à avoir adopté majoritairement l’orthodoxie. Cette singularité, à la croisée de l’héritage romain et de la tradition orientale chrétienne, contribue à expliquer la solidité du sentiment identitaire associé à la foi orthodoxe, en milieu urbain comme en milieu rural, de génération en génération.
- Christianisation ancienne : la tradition attribue à l’Apôtre André l’évangélisation de la Dobroudja dès le Ier siècle, établissant une continuité chrétienne exceptionnelle.
- Peuple latin orthodoxe : les Roumains sont le seul peuple de langue et de culture latines à être majoritairement de confession orthodoxe dans le monde.
- Lien identitaire fort : pour une large majorité de la population roumaine, l’appartenance orthodoxe reste étroitement liée à l’identité nationale.
- Héritage culturel visible : l’architecture monastique, les icônes, les fêtes liturgiques et les traditions populaires témoignent de l’enracinement de l’orthodoxie dans la société.
La pratique religieuse effective demeure toutefois variable. Selon une enquête Soros, seuls 59 % des orthodoxes déclarés prient fréquemment, tandis qu’un peu plus de la moitié se rendent à l’église au moins une fois par mois.
Autocéphalie et statut de patriarcat
L’Église orthodoxe roumaine dispose d’une pleine souveraineté sur le plan ecclésiastique. Son autocéphalie a été officiellement reconnue en 1885 par le Patriarcat œcuménique de Constantinople, consacrant son indépendance canonique à l’égard de toute autorité extérieure. Cette reconnaissance a également favorisé la formation d’un clergé roumain unifié et l’usage liturgique de la langue nationale.
L’Église a ensuite été élevée au rang de Patriarcat en 1925, atteignant ainsi le plus haut niveau de dignité dans la hiérarchie des Églises orthodoxes autocéphales. Ce statut reflétait le nombre croissant de ses fidèles et la place centrale qu’elle occupait dans la vie publique du Royaume de Roumanie nouvellement unifié.
Par son nombre de croyants, l’Église orthodoxe roumaine est la deuxième Église orthodoxe du monde, après l’Église orthodoxe russe. Cette position lui donne un poids important dans les relations interorthodoxes et les dialogues œcuméniques. Elle compte ainsi parmi les principales institutions chrétiennes d’Europe centrale et orientale, aux côtés d’autres Églises de la région, notamment en Moldavie.
Une Église présente au-delà des frontières
L’Église orthodoxe roumaine étend son rayonnement au-delà du territoire national. Elle dispose de deux métropoles implantées en Europe occidentale, l’une à Nuremberg et l’autre à Paris. Ces structures pastorales accompagnent les nombreux Roumains établis à l’étranger et maintiennent un lien vivant entre la diaspora et les pratiques liturgiques de leur pays d’origine.
Les autres Églises orthodoxes nationales, notamment celles des Balkans et la branche russe, entretiennent avec elle des relations fraternelles dans le cadre de la communion orthodoxe mondiale, malgré des tensions ponctuelles liées à la juridiction canonique ou au positionnement géopolitique.
Catholiques et protestants en Roumanie
Si l’orthodoxie domine le paysage confessionnel roumain, d’autres grandes traditions chrétiennes occupent une place significative, notamment en Transylvanie, une région historiquement marquée par la coexistence de plusieurs croyances. Catholiques, gréco-catholiques et protestants de différentes obédiences y ont constitué, au fil des siècles, des communautés solides, dont les héritages architecturaux et culturels restent visibles.

La diversité religieuse de Transylvanie
La Transylvanie est la région la plus hétérogène de toute la Roumanie sur le plan confessionnel. Les populations roumanophones sont principalement orthodoxes ou gréco-catholiques, tandis que les communautés magyares se répartissent entre le catholicisme, le calvinisme et le luthéranisme. Les germanophones se rattachent surtout à l’église luthérienne ou au catholicisme romain.
- Roumanophones orthodoxes : la majorité des roumanophones de Transylvanie reste attachée à la tradition de l’Église orthodoxe, héritée d’une continuité historique pluriséculaire.
- Gréco-catholiques : cette minorité roumaine est rattachée à Rome tout en conservant la liturgie orientale. Elle est parfois désignée comme l’église grecque catholique ou comme l’Église uniate, avec une identité propre.
- Magyars protestants : les communautés hongroises de Transylvanie sont majoritairement calvinistes et s’appuient sur une Église réformée structurée, historiquement enracinée dans la région.
- Germanophones luthériens : les Saxons de Transylvanie ont adopté la Réforme au XVIe siècle et développé une tradition luthérienne distincte, aujourd’hui portée par une communauté réduite mais active.
Cette mosaïque confessionnelle est le résultat de siècles de coexistence et de tensions entre des peuples aux héritages culturels différents. Elle a façonné des paysages d’une grande richesse architecturale, où cathédrales catholiques, forteresses luthériennes et monastères orthodoxes se trouvent parfois à quelques kilomètres les uns des autres.
Catholicisme latin et gréco-catholique
Pour répondre à la question « quelle est la religion en Roumanie » dans sa dimension catholique, il faut distinguer deux branches. Le catholicisme latin est directement lié au pape de Rome et pratiqué notamment par les Hongrois de Transylvanie. Le catholicisme de rite grec est, quant à lui, issu des communautés unies à Rome qui ont conservé leur liturgie orientale. L’Église catholique de rite latin compte plus de mille églises et plus d’un million de fidèles en Roumanie.
Les gréco-catholiques ont connu une période particulièrement douloureuse sous le régime communiste, qui les a contraints à rejoindre l’Église orthodoxe roumaine. Depuis la chute du communisme, ils cherchent à récupérer les lieux de culte confisqués à cette époque, ce qui entretient des tensions avec certaines communautés orthodoxes locales. Le catholicisme représente globalement environ 5 % de la population nationale.
Les Églises protestantes et néo-protestantes
La tradition protestante est représentée en Roumanie par plusieurs courants : l’Église réformée, l’Église luthérienne issue de la confession d’Augsbourg et les mouvements néo-protestants, parmi lesquels les baptistes, les adventistes et les pentecôtistes. Ces derniers ont connu une croissance significative depuis 1989, passant de 1 % de la population en 1992 à 1,8 % en 2011.
Le développement des communautés évangéliques et néo-protestantes s’explique en partie par la déception d’une partie de la population rurale face à des comportements perçus comme abusifs au sein du clergé orthodoxe. Elles proposent une organisation plus horizontale, un accompagnement pastoral de proximité et une pratique religieuse participative.
Islam et autres religions minoritaires
Au-delà du christianisme, la Roumanie abrite des communautés religieuses minoritaires qui témoignent d’une histoire ancienne et d’influences géopolitiques diverses. L’islam, le judaïsme et plusieurs nouveaux mouvements religieux constituent les principales composantes de ce paysage non chrétien. Chacun possède ses propres dynamiques démographiques, ses lieux de culte et ses enjeux d’intégration dans la société roumaine contemporaine.

La communauté musulmane de Dobroudja
La pratique de l’islam en Roumanie s’enracine historiquement dans la région de Dobroudja, au sud-est du pays. Elle est notamment héritée de la présence ottomane qui s’est maintenue pendant plusieurs siècles dans cette zone frontalière. Selon les données disponibles, environ 0,31 % de la population roumaine se déclarait musulmane en 2011. Cette communauté, héritée d’une implantation ancienne, demeure culturellement structurée et ne peut être assimilée à un phénomène migratoire récent.
La répartition géographique est particulièrement marquée : environ 85 % des musulmans du pays résident dans le județ de Constanța et 12 % dans celui de Tulcea. Ces deux județe représentent l’essentiel de la Dobroudja. Cette concentration explique la faible visibilité de l’islam dans le reste du territoire roumain, même si la communauté dispose d’une infrastructure cultuelle comprenant 77 mosquées à l’échelle nationale.
- Ancienneté historique : la présence musulmane en Dobroudja est héritée de l’époque ottomane. Elle confère à cette communauté le statut de minorité religieuse traditionnelle reconnu par l’État.
- Croissance démographique : la communauté est passée de 55 928 membres en 1992 à 64 337 membres en 2011, ce qui confirme une légère croissance naturelle et stable.
- Infrastructure cultuelle : 77 mosquées sont recensées sur l’ensemble du territoire roumain et forment le principal réseau de lieux de culte de cette communauté.
- Concentration géographique : Constanța regroupe 85 % des musulmans du pays et constitue le centre de la vie islamique en Roumanie.
Malgré son effectif limité, la communauté musulmane bénéficie en Roumanie du statut de culte officiellement reconnu par la loi n° 489/2006. Elle dispose ainsi des mêmes droits et protections que les autres confessions reconnues. L’État roumain applique une neutralité de principe envers les communautés religieuses légalement constituées, sans distinction de rite ni d’origine géographique.
Présence juive et nouveaux mouvements religieux
La présence juive en Roumanie illustre l’une des transformations démographiques les plus marquantes du XXe siècle. La communauté, qui comptait 756 930 membres au recensement de 1938, a été réduite à 9 670 personnes en 1992, puis à 6 057 en 2002 et à 3 519 en 2011. Cette décroissance s’explique par les persécutions de la Seconde Guerre mondiale et par plusieurs vagues d’émigration, notamment vers Israël. La minorité juive demeure néanmoins présente grâce à ses structures communautaires, malgré un effectif très réduit. Des associations culturelles entretiennent sa mémoire, tandis que des synagogues restent en activité dans plusieurs grandes villes du pays.
Depuis 1989, de nouveaux mouvements religieux sont régulièrement enregistrés sur la base de l’Ordonnance 26/2000. On compte notamment les Mormons, les Baha’is, Hare Krishna, la méditation transcendantale et Sahaja Yoga. Le nombre de citoyens déclarant appartenir à une « autre religion » est toutefois passé de 88 557 en 1992 à 30 557 en 2011. Cette évolution suggère davantage une recomposition qu’une progression réelle de ces courants dans la société roumaine.
Liberté de religion et fêtes orthodoxes
La Roumanie organise sa gestion du fait religieux autour d’un équilibre entre neutralité institutionnelle et reconnaissance active des cultes établis. Il s’appuie sur une coopération inscrite dans la loi entre l’ État et les cultes reconnus. Les fêtes religieuses, notamment celles du calendrier orthodoxe, structurent une part importante de la vie sociale et familiale dans l’ensemble du pays.
Le cadre légal des cultes en Roumanie
La Constitution roumaine garantit, dans son article 29, la liberté de conscience. Chaque citoyen peut ainsi pratiquer la religion de son choix sans contrainte. La loi n° 489/2006 reconnaît officiellement 18 cultes religieux : elle affirme la neutralité de l’ État tout en leur accordant le statut de partenaires sociaux. Les cultes restent autonomes vis-à-vis de l’ État roumain, qui rémunère toutefois les membres de leur clergé, selon un modèle comparable aux systèmes belge, québécois ou suisse. En 2026, la date de Pâques orthodoxe en Roumanie sera déterminée selon le calendrier julien, ce qui la distinguera souvent de la date célébrée par les chrétiens d’obédience occidentale.
- Article 29 de la Constitution : il garantit la liberté de conscience et de culte à tous les citoyens roumains, sans distinction d’appartenance religieuse.
- 18 cultes reconnus : la loi n° 489/2006 énumère les confessions bénéficiant du statut de culte légalement reconnu et des avantages qui y sont associés.
- Conditions de reconnaissance : une association religieuse doit fonctionner en Roumanie depuis au moins 12 ans et réunir au moins 0,1 % de la population pour obtenir le statut de culte.
- Rémunération du clergé : l’ État finance les membres du clergé des cultes reconnus, ce qui distingue nettement ce système de la laïcité stricte à la française.
Les confessions non reconnues par la loi sont considérées comme des associations religieuses et ne bénéficient pas des avantages accordés aux cultes reconnus. Des représentants de groupes minoritaires ont exprimé des inquiétudes concernant le traitement préférentiel dont bénéficierait l’ Église orthodoxe roumaine auprès de certaines autorités locales. Ils soulignent également des écarts persistants dans l’application des lois contre les discriminations.
Pâques orthodoxe en Roumanie en 2026
Parmi les fêtes traditionnelles en Roumanie, Pâques occupe une place centrale dans le calendrier collectif et la vie spirituelle des familles. La célébration est précédée de six semaines de jeûne du Carême. Elle comprend la bénédiction des branches de saule le dimanche des Rameaux, puis atteint son point culminant lors de la veillée pascale. La prière commence dans l’obscurité totale, avant que l’ église ne s’illumine progressivement grâce aux cierges transmis de main en main entre les fidèles. À la table pascale, l’agneau rôti, les œufs peints en rouge et le cozonac prolongent ce rituel familial profondément ancré dans la tradition roumaine.
Noël et la Saint-André
Noël, célébré le 25 décembre, constitue l’autre grand moment du calendrier chrétien en Roumanie. Il s’accompagne de traditions vivaces : les colinde, chants traditionnels roumains chantés de maison en maison, la décoration du sapin et la participation à la messe de minuit, le 24 décembre. Ces pratiques sont partagées par les fidèles orthodoxes, catholiques et protestants.
La Saint-André, célébrée le 30 novembre, occupe une place particulière dans le calendrier roumain. Associée à d’anciennes croyances populaires, elle conduit de nombreux foyers à placer de l’ail sur les portes et les fenêtres afin de se protéger des mauvais esprits. L’ail protège ainsi la maison selon une croyance qui mêle foi chrétienne et héritage préchrétien, encore vivace dans les campagnes de Roumanie. La Saint-André est également liée à l’Apôtre André, considéré comme le patron du pays et l’évangélisateur présumé de la Dobroudja.
Foire aux questions
Quelle est la différence entre la religion catholique et la religion orthodoxe en Roumanie ?
Le catholicisme latin reconnaît l’autorité du pape de Rome et suit le calendrier grégorien. L’Église orthodoxe roumaine, autocéphale, est gouvernée de manière indépendante selon les canons orientaux et utilise souvent le calendrier julien. Dans la liturgie, l’orthodoxie accorde une place centrale aux icônes, aux cierges et au signe de croix, dans le cadre de célébrations longues et chantées. En Roumanie, environ 81 % de la population est orthodoxe, contre environ 5 % de catholiques latins et quelques pourcents de gréco-catholiques, qui associent un rite oriental à un rattachement à Rome.
Y a-t-il des musulmans en Roumanie ?
Oui. La Roumanie compte une communauté musulmane historiquement implantée en Dobroudja, dans le sud-est du pays, une région marquée par l’influence ottomane. En 2011, elle comptait 64 337 membres, soit environ 0,31 % de la population. Cette communauté se concentre à 85 % dans le județ de Constanța et à 12 % dans celui de Tulcea. La Roumanie dispose de 77 mosquées.
Quelle est la différence entre les Roumains et les Roms ?
Les Roumains sont un peuple de culture latine et de langue romane, majoritaire en Roumanie. Les Roms constituent, quant à eux, une minorité ethnique distincte, d’origine indo-aryenne, présente dans toute l’Europe. Leurs membres peuvent appartenir à des confessions variées, notamment orthodoxe, catholique, pentecôtiste ou évangélique. Les deux groupes vivent parfois sur les mêmes territoires, mais ils ne doivent pas être confondus sur les plans linguistique, culturel et identitaire.
Quelle est la langue officielle de la Roumanie ?
La langue officielle de la Roumanie est le roumain, une langue romane issue du latin vulgaire parlé dans les provinces de l’Empire romain. Leur singularité religieuse est également notable : ils constituent le seul peuple de culture latine majoritairement de confession orthodoxe. Des minorités linguistiques hongroises, allemandes et roms disposent également de droits reconnus et d’une représentation dans certaines institutions locales.
Comment se comporter dans une église orthodoxe en Roumanie ?
La visite d’une église orthodoxe en Roumanie implique le respect de quelques règles simples. Les hommes doivent éviter les shorts et les couvre-chefs ; les femmes sont invitées à couvrir leurs épaules et leurs jambes, voire à porter un foulard. À l’entrée, il est courant de faire le signe de croix et, si vous le souhaitez, d’allumer un cierge dans l’espace prévu à cet effet. Le silence et le recueillement restent de mise pendant toute la visite. Le téléphone doit donc être placé en mode silencieux afin de ne pas perturber la liturgie ni les prières des fidèles.

