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Pour trouver un intérimaire roumain, vous devez avancer avec méthode : décrire le poste, choisir le bon intermédiaire, vérifier le détachement, chiffrer la mission, puis accueillir le salarié. À chaque étape, des documents sont à demander, des points à contrôler et des risques à éviter pour recruter un professionnel qualifié dans un cadre légal.
Définir le poste avant de chercher un intérimaire
Une recherche efficace commence par un besoin bien décrit. Plus votre demande est précise, plus l’agence peut cibler des candidats qui correspondent au poste. C’est pourquoi Connect-interim recommande de préciser les critères et les besoins du poste avant toute sélection.

Préciser le besoin temporaire
Le travail temporaire doit répondre à un motif légal de besoin temporaire. Il ne peut pas servir à pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de votre entreprise. Avant toute démarche, vérifiez donc que votre besoin entre bien dans ce cadre.
Ce motif posé, votre fiche de besoin doit décrire concrètement la mission. Elle précise le métier, les tâches, l’effectif, les dates, la durée, les horaires et le lieu de travail.
- Lieux de mission : chaque site est identifié lorsque le salarié intervient sur plusieurs chantiers ou plusieurs sites.
- Composition de l’équipe : vous indiquez si vous cherchez un ouvrier seul ou une équipe complète.
- Encadrement : vous précisez si la mission exige un chef d’équipe.
Ce choix entre profil individuel et équipe dépend du secteur. Des travaux du bâtiment, de l’industrie ou de la logistique peuvent demander un ouvrier qualifié autonome ou une équipe encadrée par un chef d’équipe.
Décrire les qualifications à vérifier
Trouver des travailleurs roumains qualifiés suppose une fiche de poste qui détaille les compétences techniques attendues. Recruter un ouvrier qualifié en Roumanie reste fiable lorsque chaque exigence est vérifiable, avant la mission, par un test, une référence ou un document.
- Savoir-faire : les compétences techniques et l’expérience attendue pour le poste.
- Outils et machines : les équipements que le salarié doit maîtriser dès son arrivée.
- Titres requis : les diplômes, habilitations ou autorisations nécessaires aux tâches confiées.
Ces critères varient selon le métier. Pour un coffreur-bancheur, l’évaluation peut porter sur la lecture des plans, la pose des banches et les contrôles d’aplomb ; pour un soudeur, sur les procédés, matériaux, positions et qualifications liés aux travaux prévus. En logistique, l’évaluation d’un préparateur de commandes venu de Roumanie porte sur la lecture des bons, le prélèvement, le scanner et la traçabilité. Les autorisations de conduite d’engins se vérifient avant la prise de poste.
Anticiper les conditions de la mission
Le niveau de français demandé dépend des tâches et de la compréhension des consignes de sécurité. Selon le poste, vous pouvez prévoir un tuteur bilingue ou des supports traduits. Votre fiche signale aussi le travail de nuit, les horaires postés, le port de charges, la chaleur, le froid et les déplacements, afin que les candidats connaissent les conditions réelles du poste.
Avant de solliciter une agence, relevez la rémunération d’un poste équivalent dans votre entreprise, avec ses primes et majorations. Prévoyez également le transport, l’hébergement, les repas, les équipements de protection et l’accès au site.
Trouver une agence et sélectionner les candidats
Votre fiche de besoin vous sert ensuite à choisir l’intermédiaire, puis à filtrer les candidats. Le montage juridique retenu détermine qui emploie le salarié et quelles vérifications vous incombent. La fiabilité de l’agence pèse ensuite autant que la qualité des profils proposés.

Identifier la voie de recrutement
Dans l’intérim roumain transfrontalier, une entreprise de travail temporaire établie en Roumanie reste l’employeur des salariés qu’elle met temporairement à disposition en France. C’est le cadre de recrutement international et de détachement que nous pratiquons. L’intérim français passe au contraire par une agence d’intérim établie en France. Avec l’embauche directe, votre entreprise devient l’employeur et prend en charge la paie et les formalités. La nationalité du candidat ne suffit pas à déterminer laquelle de ces voies s’applique.
Le rôle de l’intermédiaire compte aussi. Une agence de recrutement cherche des candidats pour une embauche, tandis qu’une entreprise de travail temporaire emploie les travailleurs intérimaires qualifiés qu’elle met à votre disposition. Un prestataire de services, lui, réalise une prestation avec ses propres salariés.
Contrôler la fiabilité de l’agence
Choisir une agence d’intérim en Roumanie suppose de vérifier son identité juridique, son immatriculation et son habilitation au travail temporaire. Identifiez aussi l’entité qui signera les contrats et l’employeur contractuel des salariés.
Ces contrôles protègent directement votre entreprise. Selon l’article L. 1251-52 du Code du travail, si l’agence fait défaut et que sa garantie financière est insuffisante, l’entreprise utilisatrice peut devoir payer certaines sommes dues pour la mission. Le dossier de vérification doit donc comporter les éléments suivants.
- Justificatifs professionnels : les documents qui attestent l’activité de l’agence.
- Assurances : les attestations couvrant la mise à disposition.
- Garantie financière : une protection comparable à celle exigée en France.
- Références : des missions vérifiables dans le métier recherché.
Pour comparer deux agences, examinez leur expérience du métier, leur capacité de remplacement et leur gestion des absences. Demandez ce qu’elles prennent réellement en charge : contrats, formalités, trajets, hébergement et traitement des réclamations.
Repérer et valider les profils
La recherche s’appuie sur le vivier de l’agence, sur les plateformes d’emploi et sur les réseaux professionnels du marché roumain. Le réseau européen EURES de France Travail permet aussi de diffuser des offres et d’accéder à des candidatures. Les candidats passent ensuite plusieurs étapes : présélection des CV, entretiens, tests techniques utiles, vérification des références et des habilitations, puis validation par votre entreprise. Si une qualification indispensable n’est pas démontrée, le candidat ne peut pas être affecté à la tâche concernée.
Notre recrutement de travailleurs roumains pour la logistique couvre notamment des magasiniers qualifiés pour la gestion des stocks et des manutentionnaires pour l’industrie et la logistique. Nous vérifions leurs compétences, leurs références et leurs antécédents professionnels. Pour un intérimaire roumain du secteur logistique, nous indiquons pouvoir généralement fournir un profil qualifié en moins de trois semaines, selon le poste et ses exigences.
Vérifier les règles du détachement
Une fois le candidat retenu, la mission doit respecter le cadre du détachement de travailleurs. Vous devez confirmer le droit au travail du salarié, vous assurer que le détachement est réel, puis contrôler les formalités. Ces vérifications engagent aussi votre responsabilité d’entreprise utilisatrice.
Confirmer le droit au travail et le détachement
En principe, un citoyen roumain peut travailler en France sans autorisation de travail liée à sa nationalité. En revanche, un titre de séjour roumain ne donne pas automatiquement ce droit à un ressortissant d’un pays tiers.
Ce droit au travail ne suffit pas à rendre le détachement régulier. Un détachement réel repose notamment sur les conditions suivantes.
- Mission temporaire : le salarié vient en France pour une durée limitée.
- Lien maintenu : la relation de travail avec l’employeur roumain se poursuit pendant la mission.
- Activité substantielle : l’employeur exerce une véritable activité dans son pays d’établissement.
Le travail détaché ne doit pas masquer une mise à disposition irrégulière ni une activité permanente en France. Selon les sources européennes et le ministère du Travail, des conditions de travail supplémentaires du pays d’accueil s’appliquent au-delà de 12 mois de détachement. Une notification motivée peut porter cette période à 18 mois, comme le rappellent les obligations de l’employeur de salariés détachés.
Réunir les formalités avant le départ
En principe, l’employeur établi en Roumanie dépose la déclaration préalable de détachement sur SIPSI, le téléservice du ministère du Travail, avant la mission, sauf exception applicable. Vérifiez cette déclaration et demandez l’accusé de réception. Dans les cas prévus, l’employeur désigne un représentant en France capable de présenter les documents de contrôle. Ces pièces doivent être disponibles en français, notamment le contrat écrit et, pour un détachement d’au moins un mois, les bulletins de paie ou documents équivalents. Le document portable A1 atteste de la législation de sécurité sociale applicable au salarié pour la période concernée, sans remplacer SIPSI. Selon le Cleiss et les sources européennes, l’affiliation au régime du pays d’envoi peut être maintenue, sous conditions, jusqu’à une durée de référence de 24 mois. Ces formalités sont détaillées dans notre guide sur le détachement de travailleurs étrangers en France.
Exercer la vigilance et mesurer les risques
La vigilance documentaire sur le travail illégal concerne aussi les entreprises qui emploient des travailleurs détachés roumains par l’intermédiaire d’une agence. Pour les contrats concernés, le seuil général est de 5 000 € HT, avec des vérifications à la signature puis tous les six mois. Ce seuil ne vous dispense pas des formalités propres au détachement. Sur les chantiers du BTP, contrôlez aussi les compétences, les équipements, les habilitations et la carte professionnelle applicable. Depuis le 1er avril 2024, c’est l’agence étrangère qui demande la carte BTP de l’intérimaire détaché. Cette carte est valable cinq ans et doit être mise à jour selon les conditions applicables.
Un défaut de conformité coûte cher. Selon l’article L. 1264-3 du Code du travail, certains manquements aux formalités exposent à une amende administrative pouvant aller jusqu’à 4 000 € par salarié, et jusqu’à 8 000 € en cas de récidive dans les deux ans. Le total est plafonné à 500 000 €. Selon l’article L. 1263-4, certains défauts de régularisation peuvent entraîner une suspension de la prestation d’un mois au plus.
Prévoir les contrats et le coût complet
Une mission bien encadrée repose sur des contrats précis et sur un budget complet. Ces deux éléments vous permettent de contrôler les droits du salarié et de comparer les offres sur une base équivalente.
Formaliser les contrats de la mission
Une mission de travail temporaire repose sur deux contrats distincts. Le contrat de mission lie l’agence au salarié, tandis que le contrat de mise à disposition lie l’agence à votre entreprise. Le motif de recours, le poste, la qualification, la durée et les conditions de la mission y sont écrits.
Le contrat de mise à disposition vous permet de contrôler le site, les dates, les horaires, la rémunération de référence et la répartition des responsabilités de sécurité. Selon Service-Public.fr, le contrat de mission doit être écrit, signé et remis au salarié au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant sa mise à disposition.
Établir la rémunération et les indemnités
Dès le début de la mission, le salaire respecte le SMIC ou, s’il est plus favorable, le minimum conventionnel, ainsi que les autres règles françaises pertinentes. Selon le ministère du Travail, le régime du détachement emploie la notion de « rémunération » plutôt que celle de « salaire minimum » depuis le 30 juillet 2020.
Deux indemnités s’ajoutent dans le régime français concerné. Selon Service-Public.fr, l’indemnité de fin de mission atteint en principe au moins 10 % de la rémunération brute totale, renouvellement compris, sauf exceptions légales. L’indemnité compensatrice de congés payés atteint elle aussi au moins 10 % de la rémunération brute totale, indemnité de fin de mission comprise.
Comparer les devis à périmètre égal
Pour comparer deux offres, les entreprises françaises doivent séparer quatre postes : la rémunération et les droits du salarié, les cotisations ou charges applicables, la prestation de l’agence et l’organisation matérielle de la mission. Un taux horaire facturé ne suffit pas, car le transport, le logement, les équipements, la formation, l’encadrement, les remplacements, les absences et les heures non productives modifient le coût par heure réellement productive.
Le devis varie aussi selon les horaires de nuit, les dimanches, les jours fériés, les heures supplémentaires, les qualifications, l’effectif et la durée. Aucun tarif horaire national fiable ne couvre tous ces cas : nous établissons donc un devis personnalisé après analyse de votre besoin.
| Poste du devis | Éléments à vérifier |
| Rémunération et droits du salarié | SMIC ou minimum conventionnel, majorations, indemnité de fin de mission (en principe, sauf exceptions légales) et de congés payés d’au moins 10 % chacune |
| Cotisations et charges | Régime de sécurité sociale applicable selon le document A1 |
| Prestation de l’agence | Sélection, contrats, formalités, remplacements et suivi |
| Organisation de la mission | Transport, logement, équipements, formation et encadrement |
| Facteurs de variation | Nuit, dimanches, jours fériés, heures supplémentaires, qualification, effectif et durée |
Accueillir l’intérimaire et suivre la mission
Une fois les contrats signés, la réussite de la mission dépend de la préparation de l’arrivée et du suivi sur place. Vous partagez cette organisation avec l’agence, et chacun conserve ses propres obligations.

Organiser le trajet et l’hébergement
Avant l’arrivée des intérimaires roumains, l’agence et votre entreprise se répartissent clairement l’organisation de la logistique. Chaque partie sait ainsi ce qu’elle prend en charge.
Cette répartition porte sur quatre éléments à fixer par écrit.
- Trajet : le voyage depuis la Roumanie jusqu’au lieu de mission.
- Logement : l’hébergement pour toute la durée de la mission.
- Transport quotidien : les déplacements entre le logement et le site.
- Accueil : la réception du salarié sur son lieu de travail.
Le logement proposé aux travailleurs détachés roumains doit respecter les exigences françaises de surface, d’aération, de sécurité, d’équipement et d’hygiène. Nous proposons un accompagnement qui comprend l’hébergement, l’aide à l’intégration et la formation continue des travailleurs détachés ; les modalités concrètes sont précisées pour chaque mission.
Sécuriser la prise de poste
Avant le premier jour, votre entreprise prépare les accès, les équipements de protection, des consignes compréhensibles et les autorisations nécessaires aux machines ou aux travaux à risque. L’accueil présente ensuite les éléments suivants.
- Organisation : les horaires et le responsable à qui s’adresser.
- Risques du poste : les dangers propres aux tâches confiées.
- Urgences : les procédures d’urgence et la conduite à tenir en cas d’accident.
Vérifiez que le salarié a bien compris ces consignes. Votre entreprise organise le travail et la sécurité sur son site, tandis que l’agence conserve ses obligations d’employeur. Selon le ministère du Travail, le service de prévention et de santé au travail compétent pour les travailleurs détachés en mise à disposition est celui de l’entreprise utilisatrice.
Contrôler le déroulement et clôturer la mission
Pendant la mission, le suivi porte sur les relevés d’heures, la maîtrise des tâches, l’application des consignes et les difficultés de langue ou de logistique. Un tuteur ou un interlocuteur désigné facilite les échanges et l’adaptation au poste. De notre côté, nous assurons un soutien après l’arrivée des magasiniers et pendant l’intégration des manutentionnaires.
En fin de mission, récupérez les équipements et fermez les accès. Transmettez ensuite à l’agence les heures effectuées, les incidents et les écarts constatés.
Foire aux questions
Les Roumains peuvent-ils travailler librement en France ?
Oui, en principe : un citoyen roumain peut travailler en France sans autorisation de travail liée à sa nationalité, et l’employeur est exonéré de la taxe applicable à l’embauche de ressortissants de l’Union européenne. Cette libre circulation ne supprime ni les obligations du contrat de travail ni les formalités du détachement. Un titre de séjour roumain ne donne pas automatiquement ce droit à un ressortissant d’un pays tiers.
Peut-on faire passer un essai non rémunéré à un candidat intérimaire ?
Non : une mise en situation professionnelle doit respecter le cadre contractuel applicable et ne doit pas devenir une période de travail non rémunérée. Pour participer à la validation finale, vous pouvez mener un entretien direct avec le candidat présélectionné, par exemple en visioconférence.
Que risque une entreprise de travail temporaire qui exerce sans déclaration ni garantie financière ?
Selon l’article L. 1251-47 du Code du travail, elle s’expose à une fermeture judiciaire de deux mois au maximum. Cette mesure intervient dans les conditions prévues par la loi, lorsque le risque de préjudice pour les salariés est sérieux.
Que faire en cas d’anomalie constatée dans le détachement d’un intérimaire ?
Selon le ministère du Travail, en cas d’anomalie manifeste, le donneur d’ordre examine les mesures de réaction prévues, demande la régularisation et conserve les échanges. Certains manquements l’obligent à adresser une injonction à son cocontractant ou à informer l’administration.

